Turcaret

par

La Baronne

C’est la veuve du Baron de Porcandorf, décédée en Flandre il y a un an. Elle est extrêmement dépensière, mais ceci ne semble pas affecter ses finances vu que le riche Turcaret est épris d’elle et la couvre chaque jour de multiples présents. C’est une vraie coquette, et elle sait flatter son bourgeois pour arriver à ses fins : « Je ne suis sensible qu'à vos empressements, qu'à vos soins. . . Qu'au seul plaisir de vous voir ». Turcaret est une bonne affaire pour elle, sa servante Marine l’encourage à abandonner le Chevalier dont la Baronne est amoureuse et s’attacher encore plus solidement à Turcaret, de peur qu’il ne découvre que le Chevalier n’est en réalité pas le cousin de la Baronne (comme elle l’avait prétendu).

Bien que la Baronne sache se jouer de Turcaret, elle ne réalise cependant pas que le Chevalier qu’elle aime se joue également d’elle. Au contraire, elle lui fait entièrement confiance : « je lui trouve de bonne foi… Il a une probité qui va jusqu'au scrupule ». Mais le Chevalier connait la relation de la Baronne avec le riche Turcaret et l’utilise également pour s’enrichir. Mais elle, qui est « sensible à ses peines », n’hésite pas à lui donner de l’argent chaque fois qu’il en demande. Elle l’aime de tout son cœur: « je suis entraînée par un penchant si tendre, que je ne puis y résister», Acte I, Scène 3. Et vu qu’elle est autant attachée à lui, elle finit par chasser Marine qui n’arrêtait pas de l’avertir des supposées « malices » du...

Inscrivez-vous pour continuer à lire La Baronne >

Dissertation à propos de Turcaret