Un barrage contre le Pacifique

par

Entre espoir et illusions

Un barrage contre le Pacifique est avant tout l’histoire d’une lutte, d’une bataille sans fin pour la survie du petit monde qui est celui de la famille de Joseph et Suzanne, perdu au milieu des concessions indochinoises.

Ainsi, lutte et espoir et désillusions se mêlent particulièrement dans le personnage de la mère. Le roman s’ouvre de toute manière sur une tonalité tout à fait annonciatrice de la suite des évènements : le cheval, tout nouvellement acheté par la famille, et qui incarne l’espoir de la possibilité d’une terre cultivable, de semences et de labours qui permettront à la famille de devenir prospère, ou du moins de vivre de manière plus digne, meurt dès les premières pages. Tué dans l’œuf, l’espoir d’une tentative d’amélioration des conditions de vie est tout de suite abattu, présageant d’un mauvais augure qui poursuivra les personnages tout du long.

Comme nous l’avons dit, la mère transporte tout particulièrement ces sentiments d’espoir et de désillusions mêlées. Elle est à la tête de sa famille et doit assurer le rôle de capitaine, de tenancière, et de barre directrice du navire qu’est sa famille. Ainsi, elle doit tout à la fois redresser sa concession, trouver des solutions aux problèmes que sont le manque de nourriture, l’inconfort, l’intolérance des autochtones, et dans le même temps convaincre ses enfants de la soutenir. En effet, ceux-ci ont depuis longtemps renoncé à l’espoir d’une quelconque opportunité sur la concession de leur mère. Elle doit donc livrer un combat ardent afin de continuer à nourrir quelque espoir en eux, au risque de voir ceux-ci s’exiler en ville, même si elle-même n'y croit que brièvement.

La mère agit ainsi...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Entre espoir et illusions >

Dissertation à propos de Un barrage contre le Pacifique