Un barrage contre le Pacifique

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La mère: la lutte ardente contre un destin malheureux

La mère commence à sombrer, devient folle, du fait de voir tous ses espoirs anéantis, par cet océan, par ces vagues insensibles à son malheur, qui viennent frapper le peu qu'elle a, elle qui est désormais ruinée. Pour elle l'argent fait plus ou moins le bonheur '' Il n'y a que la richesse pour faire le bonheur. Il n'y a que des imbéciles qu'elle ne fasse pas le bonheur." Elle ajoutait :"Il faut, évidemment, essayer de rester intelligent quand on est riche."

Pourtant, la mère, figure particulière, ne va jamais se plaindre, et va toujours présenter ses premières années sur place comme les plus belles de sa vie, quand son mari était encore là, qu'ils avaient assez d'argent, présentant cette période comme idéale, pleine de richesse, et de bonnes nouvelles, comme si un bonheur était possible, afin de donner de l'espoir à ses enfants, qui eux-mêmes en doutent un peu.

Puis quand son mari mourut, elle dut travailler beaucoup plus, pour permettre à sa famille de vivre, plutôt de survivre, donnant des leçons de français, de piano, jouant dans un cinéma également pendant plus de 10 ans, le temps d'amasser assez d'économies pour acheter ses terres.

Elle devra faire avec, les éléments, le temps qui passe, la pauvreté, la difficulté de mener une famille seule, sans mari, les maladies, l'administration injuste et le cadastre mal organisé, tout dans son expérience n'est que lutte ardente contre tout ce qui s'oppose à sa réussite, et qui aura raison d'elle. Elle luttera aussi contre l'ignorance, celle de ses enfants, en les instruisant elle-même, abandonnant l’instruction d'état pour enseigner elle-même toutes les matières utiles à ses enfants. Elle doit aller à Ram, la ville la plus...

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