Une bouteille dans la mer de Gaza

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Le récit d’un quotidien de guerre

Tout d’abord, l’histoire s’ouvre sur la description de l’attentat du café Hillel à Jérusalem, attentat qui donne à Tal le désir farouche d’écrire à un des habitants de « l’autre côté ». Ce désir de partage et de connaissance de ce que l’on ignore, de ce que l’on veut connaître, s’incarne dans une description fidèle de son quotidien et dans l’attente que son interlocuteur fasse de même.

La manière dont Naïm et Tal relatent leur vie quotidienne montre ce que c'est que d’être un jeune dans une ville en guerre ouverte avec un pays voisin. Les deux correspondants abordent leur vie de façon très différente. En effet, Tal décrit avec émotion les attentats perpétrés contre sa ville et explique la façon dont ces évènements sont décrits aux informations – avec forcément le point de vue du journaliste israélien qui l’accompagne. Elle raconte sous la forme d’anecdotes, par exemple, lors de sa dispute avec Ouri, son petit ami, à la sortie d’une salle de cinéma, les situations banales qu’elle vit et qui revêtent un caractère exceptionnel aux yeux de Naïm. Lui décrit son quotidien à Gaza comme étant horriblement étriqué, restreint, les libertés sont réduites à une marge minuscule et la pression exercée sur son existence se ressent dans toute son amertume.

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