Une bouteille dans la mer de Gaza

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Un mélange entre épistolaire et narration

Le roman se divise en deux points de vue : celui de Naïm, plongé dans le quotidien ténébreux de Gaza, et celui de Tal, immergée dans une Jérusalem où elle tente de vivre sa vie de lycéenne normalement. Ces deux focalisations différentes sont elles-mêmes divisées en deux modes de narration : la correspondance entre les deux personnages par messagerie interposée (tout d’abord, par courriels, puis via une messagerie instantanée) et le récit à la première personne du quotidien de chacun, d’un point de vue interne.

La juxtaposition de ces deux modes de narration rend le récit particulièrement riche dans la diversité des points de vue, des émotions retranscrites, et la compréhension des relations de chacun avec son entourage ainsi que de sa relation à lui-même en est enrichie. En effet, lorsque survient la missive de Gazaman au chapitre « La réponse », un véritable lien s’installe entre les deux protagonistes en même temps qu’une complicité avec le lecteur. De plus, aucun des messages qu’ils s’enverront par la suite ne sera daté. Cette absence de repère temporel permet au lecteur d’avoir le sentiment d’être une fois près de Tal, l’autre fois près de Naïm, au rythme de leurs échanges, sans être influencé par une temporalité qui obligerait à respecter une unité de temps objective. Par exemple, lorsque Tal envoie plusieurs messages d’affilée face...

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Dissertation à propos de Une bouteille dans la mer de Gaza