Une bouteille dans la mer de Gaza

par

Une relation ambiguë

Dès le départ, le lecteur est pleinement conscient du fait que si réponse à la lettre de Tal il y a, la correspondance qui s’ensuivra ne pourra être que particulière et très intense. Et en effet, elle met en contact deux êtres que tout oppose – leur religion, le conflit qui les sépare, la couleur de leur peau –, et qui pourtant sont si semblables dans leur désir de mener une vie simple, dénuée de sang, de larmes et d’explosions.

Cette impression d’une relation spéciale est confirmée dès les premières lignes de la réponse de Gazaman qui ne pouvait pas être moins semblable à la personne à laquelle s’attendait Tal. En effet, la jeune fille écrivait à une amie inconnue, au féminin, ce que vient faire voler en éclats l’introduction de la première lettre de Naïm : « Je te préviens d’emblée, je n’ai pas de longs cheveux bruns, des yeux noisettes […]. J’ai plutôt une moustache noire et des poils plein les jambes. » Par cette entrée en matière fracassante, le lecteur est d’ores et déjà prévenu que l’échange qui s’ensuivra sera riche en rebondissements.

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