Une partie de campagne

par

Henri

Henriest l’un des deux bateliers que rencontre la famille Dufour lors de leurexcursion. Il décide d’emmener Henriette dans sa yole, embarcation où nepeuvent prendre place que deux personnes.

Lephysique du jeune homme n’est pas sans effet ni sur la mère, ni sur la fille. Ilrépond exactement aux critères de l’homme qui travaille au grand air de lacampagne, qui connaît à peine le monde urbain, et qui possède en cela uneanimalité qui ne peut qu’éveiller le désir des femmes. Les deux femmes sontfocalisées sur le fait que les deux bateliers ne portent pas de manches dechemise, et leurs bras nus et musculeux les fascinent toutes les deux.Conscients que leur force ainsi exposée fascine, Henri et son camarade bateleurne se lassent pas de conter leurs exploits à la famille Dufour ébahie.Séducteur, il apparaît évident qu’Henri a connu beaucoup d’autres jeunes femmesavant Henriette, et sait comment s’y prendre avec elles. Ce qu’il nomme son« cabinet particulier », unîlot de lianes et de verdure au bord du fleuve, a sûrement été le témoin denombreuses scènes d’amour éphémères. C’est en pleine et entière connaissance del’attirance des jeunes filles pour les rossignols qu’il attire Henriette danscette « cachette de verdure », lui promettant l’air de rien qu’ellepourra en apercevoir un à cet endroit-là.

Cependant,il semblerait que la rencontre avec Henriette ainsi que la promenade, puis leurétreinte dans le taillis fluvial, aient laissé une trace beaucoup plus durablesur le bateleur. En effet, à la fin de la nouvelle, l’annonce du mariaged’Henriette réveille en lui l’ardeur du souvenir de leur rencontre et il s’enretourne à son « cabinet particulier » dans lequel il a la surprise detrouver Henriette, aux côtés de son mari assoupi. 

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