Une partie de campagne

par

Le pouvoir de la nature sur l’humain

Une partie de campagne, nous l’avons vu, relate l’escapade dominicale d’une famille parisienne, toutes générations confondues, de la grand-mère à la petite-fille, au beau milieu de la campagne mouillée par la Seine. Pour cette famille qui ne connaît que le quotidien de leur quincaillerie et pour qui l’espace de leur pouvoir et de leur imagination ne se limite qu’au comptoir de leur boutique, c’est une véritable plongée dans l’aventure, un ressourcement total que de passer une journée en milieu rural, même s’il faut bien préciser que leur immersion se borne à un déjeuner dans le jardin d’une auberge.

Les Dufour, bien que désireux de s’imprégner, une journée durant, de l’air pur de la campagne, ne peuvent toutefois s’empêcher d’emporter avec eux leurs petites habitudes de bourgeois citadins : leur déjeuner s’arrose de Bordeaux, leurs tenues sont on ne peut moins adaptées à la campagne malgré la chaleur environnante (le corset de Mme Dufour le prouve bien) et ils semblent davantage « jouer » à aller à la campagne, tels des enfants qui simuleraient une situation autre : ils décident par exemple de déjeuner sur l’herbe afin que cela « fasse plus champêtre ». Les bateleurs, qui ont parfaitement compris l’état d’esprit des Dufour, s’appliquent à expliquer « à

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