Voyage autour du monde

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Résumé

Voyage autour du monde est une œuvre de Louis Antoine de Bougainville. Celui-ci n'était pas écrivain mais plutôt un navigateur officiant dans la marine française et qui, en cette qualité, explora le monde pour la France tout au long du XVIII° siècle. Ainsi Voyage autour du monde n'est pas une œuvre de fiction mais prend plutôt la forme d'un journal de voyage écrit par le navigateur alors qu'il était parti à l'aventure autour du globe.

C'est en qualité de marin et d'officier de la marine militaire française que Bougainville rédigea ce journal durant une expédition de plus de 3 ans, menée de 1766 à 1769 à bord de deux navires français appelés La Boudeuse et l'Etoile. Bougainville est ainsi parti explorer le monde, encouragé par le roi de l'époque (à savoir Louis XV) mais aussi par le Premier ministre Choiseul (qui eut ce statut de 1758 à 1770). Cette aventure était également une expédition scientifique. En effet, Bougainville était accompagné dans ses vaisseaux par de nombreuses personnalités scientifiques : des physiciens, mais aussi des astronomes ou des botanistes, afin de ramener de son périple des éléments de la Nature, inconnus en France. De nombreuses découvertes furent effectuées au XVIII° siècle, celles-ci étaient permises grâce à des navires plus efficaces et plus fiables que le siècle précédent.

Le récit de l'explorateur, bien que rédigé quasiment tous les jours, prend la forme d'un ouvrage avec des chapitres. Il va notamment décrire son arrivée dans les colonies appartenant au royaume d'Espagne à l'époque, c'est à dire l'Amérique latine. Il voyage sur les îles autour des Antilles, mais également dans des pays plus grands tels que l'Argentine actuelle ou alors tout au sud de l'Amérique, près des pôles. Son voyage va se dérouler entre l'Atlantique et le Pacifique puis il va rejoindre d'autres colonies européennes, cette fois ci du côté de l'Asie.

Les premiers chapitres constituent une sorte de rappel de la part du navigateur à propos des différentes découvertes faites par les pays européens dans les différents océans. Il explique ses intentions : il souhaite rédiger un ouvrage réaliste et descriptif qui puisse servir aux scientifiques, le tout ayant une dimension professionnelle afin d’être utile aux marins. Il va également parler de l'île qu'il aurait aimé coloniser mais qui fut revendiquée par l'Espagne, à savoir les Malouines. La France va devoir restituer au royaume espagnol une colonie qu'ils avaient sur place, c’est d’ailleurs le but initial de son voyage. C'est là sa première escale avec la Boudeuse, alors que le second navire n’est pas encore parti de France, puis s’en suivra une escale à Buenos Aires. On peut y voir les traces de la colonisation, les populations étant éduquées de façon chrétienne pour la plupart. Bougainville y attend que le second navire, L’Etoile, les rejoigne. Dans le chapitre suivant, il est témoin de l'expulsion des jésuites de Montevideo, en Uruguay, faite à la demande du roi d’Espagne. Il estimait qu’ils avaient rempli leur mission en évangélisant les colonies. L’auteur fait ensuite des rappels historiques afin d'expliquer leur présence sur place et dans la région et critique le caractère civilisateur des pays européens. Les deux navires réunis font ensuite route en direction du détroit de Magellan, puis vont en Patagonie – appelées « les terres de feu » en fin d'année 1767 -, Bougainville montre une certaine amitié envers ces peuples et apprécie leur simplicité. Il fait aussi l'éloge de leur physique – Patagon étant le nom d'un géant mythique, donné par Magellan – et de leur hospitalité. Leur société est bien gérée et assez égalitaire. Cependant, il n'aime pas du tout les peuples qu'il appelle les Pêcherais, eux aussi résidents de ces terres de feu mais dont l'hygiène et l'organisation sont bien moindres, voire inexistantes par rapport aux patagons. En quittant les îles de ce détroit, Bougainville découvre l'île des Lanciers et l'île de la Harpe, comme il les a nommées. Il admire ici la nature, la beauté de la végétation mais aussi l’hospitalité des peuples qui y habitent.

Le voyage continue et ils arrivent ensuite à Tahiti où ils sont bien accueillis, même s’ils doivent résider dans leur bateau la nuit et non sur l’île les premiers temps. Cette île, que Bougainville qualifie de jardin d'Eden, leur offre ses cultures et sa nature. Il propose en retour leur aide pour couper des arbres et leur apprend quelques notions d’agriculture, ce que les autochtones apprécient. Les chapitres qui suivent sont composés de longues descriptions admiratives de l'auteur sur l'île et son climat, mais aussi sur le peuple qu'il apprécie beaucoup, que ce soit les jeunes pleins d'énergie, les femmes ou même les vieux sages qui, même s’ils ne parlent pas, semblent éloquents pour Bougainville. Il va visiter Tahiti et découvrir leur société de l’intérieur grâce à Aotoutou qui va lui servir de guide et lui montrer la véritable vie des insulaires et, ce faisant, ternir un peu les idées idylliques que Bougainville avait au départ. Aotoutou va revenir en France avec lui, malgré la mise en garde de l’auteur concernant sa survie, le climat européen étant difficile pour les tahitiens.

Suite à cela vient un autre départ des vaisseaux français, celui pour la Nouvelle-Bretagne. Les habitants de ce pays sont décrits comme étant noirs de peau, avec des caractéristiques physiques proches de peuples africains. Les bateaux longent ensuite les côtes de Nouvelle Guinée. Bougainville explique que les personnels des bateaux tombent malade et ont le scorbut. Certains mourront durant le voyage mais il estime que la perte humaine n’est pas si catastrophique pour un si long voyage.

Les équipages vont ensuite faire escale dans les îles Salomon, colonies Hollandaises. L’équipage retrouve la santé, mangeant et buvant bien mieux. Ils font ensuite un détour par l'Asie, en essayant de partir avant l'arrivée de la saison des moussons. Ils s'arrêtent à Batavia, une ville aux luxes multiples, même si la société est très inégalitaire ; l'auteur en profite pour parler des histoires de Java. Le dernier chapitre décrit la fin du périple, leur départ pour l'île de France, qui est aujourd'hui l’île Maurice. Ils reprennent finalement la route pour la France. La Boudeuse arrive à Saint Malo le 16 mars 1769 et l'Étoile arrive dans la ville de Rochefort un mois plus tard le 24 avril 1769.

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