Zadig ou la destinée

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Résumé détaillé

Chapitre 1 : « Le borgne »

 

Zadig, beau et riche jeune homme, vit à Babylone ; malgré son niveau d’éducation élevé et ses nombreuses qualités, il fait preuve d’humilité et de justesse : c’est une personne paisible, généreuse et sage. Zadig doit épouser Sémire, une jeune fille de son rang, convoitée de tous. Mais Ocran, neveu de ministre, persuadé de ses propres talents et jaloux de l’amour porté par Sémire à Zadig, entreprend d’enlever la jeune fille. Zadig parvient à sauver sa future épouse de la tentative d’enlèvement, il est néanmoins blessé à l’œil. Malgré les prédictions du grand médecin Hermès, l’œil de Zadig guérit ; alors qu’il s’apprête à rejoindre Sémire, il apprend que celle-ci, effrayée à l’idée d’épouser un borgne, s’est mariée à Ocran. Zadig éprouve un grand désespoir, dont il finit par se relever. Il décide d’épouser Azora ; tous deux vivent en harmonie, jusqu’à ce que Zadig soupçonne son épouse d’infidélité.

 

Chapitre 2 : « Le nez »

 

Zadig assiste à un épisode colérique d’Azora, qui critique avec véhémence une veuve qu’elle a aperçue en train de manquer de respect à la mémoire de son mari mort. Pour tester son épouse, Zadig élabore un plan avec son ami Cador : alors qu’Azora revient d’un séjour chez une amie, les domestiques lui apprennent la mort de Zadig ; Cador reste auprès d’Azora pour la consoler. Il lui apprend que Zadig lui a laissé sa fortune et qu’il lui en fera profiter. Azora montre alors beaucoup d’empressement à l’égard de Cador. Ce dernier feint par la suite des maux violents : le seul remède à ces maux, explique-t-il, est qu’Azora applique aux côtés de Cador le nez d’un homme mort. Sans scrupules, Azora se rend à la tombe de Zadig pour lui couper le nez. Celui-ci se relève alors et lui reproche de ne pas valoir mieux que la veuve qu’elle critiquait plus tôt.

 

Chapitre 3 : « Le chien et le cheval »

 

Zadig finit par répudier Azora, et met à profit son temps pour étudier la nature. Il entame cette retraite sur les bords de l’Euphrate. Alors qu’il se promène un jour dans un bois, Zadig croise des officiers à la recherche de la chienne de la reine et du cheval du roi. Interrogé, il répond qu’il n’a jamais vu ces deux animaux, alors même qu’il semble les connaître parfaitement. Soupçonné de mensonges et de vol, Zadig est jugé et condamné. Heureusement, les deux animaux sont vite retrouvés ; la peine de Zadig s’en voit allégée et le jeune homme est entendu par l’assemblée. Il explique alors qu’il n’a effectivement jamais vu les deux animaux égarés, mais qu’en observant les traces qu’ils avaient laissées dans le bois, il avait été capable d’en faire une description parfaite. Le discernement dont Zadig fait preuve est largement reconnu et honoré. Le jeune homme retire pourtant de cet incident un enseignement douloureux : il est dangereux d’étaler sa science. Peu de temps plus tard, Zadig se retrouve de nouveau face à la justice, qui le condamne pour avoir tu des informations relatives à la fuite d’un prisonnier. Perplexe, Zadig conclut que le bonheur et la tranquillité sont bien illusoires.

 

Chapitre 4 : « L’envieux »

 

Zadig se met à fréquenter un cercle de savants, où il tente un jour une conciliation sur un sujet de discorde. Il manque de s’attirer les foudres de certains participants, et se voit sauvé de justesse par son ami Cador. Persécuté, il quitte le rassemblement de savants et opte pour « la bonne compagnie ». Il s’entoure donc de gens honnêtes et aimables, auxquels il offre diverses distractions lors de nombreuses réceptions. Arimaze, un voisin de Zadig, se met à le jalouser pour son succès ; décidé à le confondre, il fait parvenir au roi quelques vers rédigés par Zadig, qu’Arimaze a préalablement détournés pour leur faire signifier des choses compromettantes : le roi dupé fait arrêter Zadig et le condamne à mort. Un hasard rétablit heureusement la vérité, Zadig est pardonné et entendu par le roi et la reine, qui se surprennent à apprécier de plus en plus le jeune homme. Alors que la reine commence même à s’éprendre dangereusement de Zadig, ce dernier se met à croire à la possibilité du bonheur.

 

Chapitre 5 : « Les généreux »

 

Comme il est de coutume tous les cinq ans, Babylone s’apprête à récompenser son citoyen le plus vertueux. Plusieurs candidats sont présentés, et le roi décide finalement de récompenser la bonté de Zadig, qui s’en trouve heureux.

 

Chapitre 6 : « Le ministre »

 

Zadig est nommé premier ministre et exerce son rôle dans le respect de la justice des lois et des hommes. Il use de son bon sens pour résoudre les affaires les plus tortueuses.

 

Chapitre 7 : « Les disputes et les audiences »

 

Le succès de Zadig est manifeste, il est admiré et apprécié ; il continue sereinement à trancher les litiges qui lui sont soumis, et notamment une querelle ancestrale qui partage l’empire. En tant que premier ministre, les avis qu’il rend sont respectés. Il travaille également à embellir Babylone. Le roi et la reine sont très satisfaits de lui, et les dames affluent aux audiences sous de faux prétextes, sensibles au charme du jeune homme. Il succombe alors aux avances d’une femme de chambre de la reine Astarté. La jeune femme se méprend sur certaines paroles inopportunes de Zadig, et va conter l’épisode à l’épouse de l’envieux Arimaze. Malgré sa satisfaction, Zadig craint une menace qu’il ne sait s’expliquer.

 

Chapitre 8 : « La jalousie »

 

La reine Astarté apprend à apprécier de plus en plus Zadig, et un sentiment ambigu naît en elle, sans qu’elle ne le reconnaisse. Les mêmes sentiments pointent également chez Zadig : il s’éprend doucement de la reine. Tous deux savent pourtant que leur amour est dangereux et impossible ; ils en souffrent donc en silence. Malgré les conseils de Cador, Zadig refuse de consommer sa relation avec Astarté, et le roi commence à avoir des soupçons. Conforté par l’envieux Arimaze, il se persuade de la trahison et entreprend de faire tuer son épouse et Zadig. Un petit nain muet avertit la reine des desseins du roi, et Zadig est à son tour prévenu par la reine. Avec l’aide de Cador, il s’enfuit de Babylone. Désespéré d’abandonner la reine à un triste sort, il regrette que ses actes loyaux ne lui amènent que du malheur.

 

Chapitre 9 : « La femme battue »

 

Zadig se rend en Égypte. En chemin, il rencontre un homme en train de battre sa femme ; souhaitant porter secours à celle-ci, il s’engage dans un combat à l’épée contre la brute et en sort victorieux. Mais la femme méprise ce geste et se met en colère contre Zadig qui a tué son mari. Zadig s’éloigne.

 

Chapitre 10 : « L’esclavage »

 

Arrivé en Égypte, Zadig se trouve confronté aux invectives du peuple qui l’accuse du meurtre de l’homme. Il est condamné à l’esclavage et acheté par Sétoc, un marchand arabe. Il se livre alors à un bilan sur ses actes anodins et pourtant lourds de conséquences funestes. Il reste néanmoins optimiste, bien que taraudé par l’idée que la reine va souffrir. Le marchand découvre peu à peu les talents et les connaissances de Zadig, qu’il se met à estimer et respecter. Le jeune homme a une occasion de plaider la cause de son maître et de remporter une victoire. Son succès fait forte impression.

 

Chapitre 11 : « Le bûcher »

 

Sétoc et Zadig se lient d’amitié, le marchand apprend de la sagesse de son esclave. Avec l’aide de Sétoc, Zadig fait abolir la loi ancestrale d’Arabie qui incite les veuves à brûler sur le bûcher à la mort de leur époux. Il est reconnu comme un bienfaiteur par toute l’Arabie.

 

Chapitre 12 : « Le souper »

 

Sétoc et Zadig se rendent à la grande foire de Bassora, où se réunissent une multitude d’hommes de contrées diverses. Lors d’un souper, une querelle éclate entre des hommes de cultures différentes. Zadig prend alors la parole et parvient à concilier les opposants et à apaiser tout le monde. Sétoc reconduit Zadig dans sa tribu et il apprend qu’il a été condamné, en son absence, à être brûlé vif.

 

Chapitre 13 : « Le rendez-vous »

 

Accusé de blasphème, Zadig a été condamné par les prêtres des étoiles. Sétoc échoue à le sauver, mais Almona, une jeune veuve précédemment sauvée par Zadig, entreprend d’épargner le bûcher au jeune homme : elle parvient à séduire les prêtres des étoiles, qui acceptent – en échange des faveurs d’Almona – d’épargner Zadig. Almona dénonce la malhonnêteté des prêtres des étoiles et réussit à s’épargner également. Sétoc, impressionné, épouse Almona.

 

Chapitre 14 : « La danse »

 

Zadig se rend sur l’île de Serendib pour son maître Sétoc ; il s’y attire les faveurs du peuple et même du roi qu’il aide à choisir un bon financier qui ne le trompera pas. Le roi récompense Zadig généreusement et lui confie une nouvelle mission : l’aider dans sa vie amoureuse.

 

Chapitre 15 : « Les yeux bleus »

 

Le roi de Serendib, Nabussan, explique à Zadig que parmi les cent femmes à son service, aucune n’éprouve à son égard de véritable amour ; il préfèrerait n’en avoir qu’une qu’il aimerait et dont il serait aimé en retour. Zadig, au terme de diverses manœuvres, trouve parmi les cent femmes la belle Falide, la seule à n’être corrompue ni par l’argent, ni par la beauté, ni par la force, entièrement dévouée et amoureuse de Nabussan. Mais Falide a les yeux bleus, et une loi ancestrale interdit au roi de s’éprendre d’une femme aux yeux bleus. L’État est alors menacé, et Zadig tire le roi Nabussan de ce mauvais pas tout en s’attirant les foudres du peuple. Sous les menaces, le jeune homme finit par quitter l’île de Serendib et entreprend de revenir à Babylone pour retrouver Astarté.

 

Chapitre 16 : « Le brigand »

 

En chemin vers Babylone, Zadig et son valet se retrouvent à combattre contre une armée d’Arabes. Ils y démontrent leur force et se voient épargnés sur ordre du roi Arbogad. Celui-ci et Zadig s’apprécient ; le roi fait le récit de son ascension au pouvoir et au fil de la conversation, Zadig apprend que le roi de Babylone, Moabdar, est mort. Il s’enquiert alors de la destinée de la reine Astarté mais Arbogad ne sait que lui répondre. Zadig reprend sa route, songeant aux malheurs qu’il a jusque-là essuyés.

 

Chapitre 17 : « Le pêcheur »

 

Zadig rencontre un pêcheur malheureux qui s’apprête à se noyer. Il l’en empêche et le pêcheur conte alors à Zadig son infortune, et les évènements qui l’ont mené à sa perte. Zadig lui enjoint de se rendre à Babylone et de l’attendre chez son ami Cador. Les deux hommes discutent de leurs malheurs respectifs, réfléchissant à l’injuste sort réservé aux bons, tandis que les mauvais récoltent les faveurs de la destinée.

 

Chapitre 18 : « Le basilic »

 

Zadig ayant repris sa route, il aperçoit des femmes en train de chercher un basilic destiné à sauver leur seigneur Ogul. Il tombe ensuite sur une femme voilée en train de tracer dans le sable les lettres de son prénom, Z-A-D-I-G. Le jeune homme médusé questionne la femme qui, en voyant Zadig, ôte son voile, submergée par l’émotion : il s’agit d’Astarté. Les deux amoureux se retrouvent dans un tumulte de bonheur et de sentiments, puis Zadig l’interroge sur son sort et sur le rituel étrange que les femmes qu’il a croisées plus tôt sont en train d’accomplir. Astarté lui fait le récit des suites de sa fuite, et lui décrit le chemin qui a mené le roi Moabdar à sa perte, et elle-même dans les bras du nouveau prince, malgré ses sentiments persistants pour Zadig. Elle raconte ensuite sa nouvelle fuite et comment elle a été enlevée par Arbogad pour être vendue à des marchands. Elle est désormais l’esclave du mauvais seigneur Ogul.

Les femmes à la recherche du basilic rentrent les mains vides et Zadig se présente alors devant Ogul sous l’apparence d’un médecin. Il lui promet de le guérir en échange de la liberté d’Astarté. Ogul accepte et garde Zadig en captivité. Sa bonne action est encore une fois susceptible de le mener à la mort, mais un courrier d’Astarté le sauve in extremis.

 

Chapitre 19 : « Les combats »

 

À Babylone, la reine Astarté est promise au futur roi, sélectionné à l’issue d’un combat. Zadig présente sa candidature et sort vainqueur d’un combat de longue haleine. À l’aide d’un stratagème frauduleux, un chevalier usurpe l’identité du vainqueur Zadig et se fait proclamer roi de Babylone à sa place. Zadig est désespéré.

 

Chapitre 20 : « L’ermite »

 

Zadig rencontre un ermite, il se nourrit de sa sagesse et de son optimisme. Les deux hommes se promettent mutuellement de ne pas se quitter. Au gré des rencontres qu’ils font, Zadig apprend de l’ermite, dont les manœuvres paraissent de prime abord bien cruelles au jeune homme. L’ermite est en réalité l’ange Esrad, il a appris à Zadig à accepter de se soumettre aux ordres éternels ; il lui explique aussi le sort des bons face à celui des mauvais, et répond aux interrogations principales de Zadig : la bonté en toutes circonstances ne peut exister que dans la demeure divine, ce n’est pas le hasard qui s’abat sur la destinée mais une épreuve, de l’ordre de la punition, de la récompense ou de la prévoyance. Zadig se soumet à l’ange qui lui enjoint de se rendre à Babylone.

 

Chapitre 21 : « Les énigmes »

 

Zadig entre dans Babylone et s’en va expliquer pourquoi il doit être le roi. Il est soumis à un test : il élucide la totalité des énigmes et résout les problèmes qui lui sont proposés. Au terme d’un ultime combat, Zadig est enfin proclamé roi de Babylone. Le jeune homme se met alors à l’œuvre et récompense les personnes qui l’ont aidé, sermonne ceux qui l’ont trahi puis leur pardonne. L’empire se trouve en paix et Zadig est béni par le peuple.

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