Zaïre

par

L’amour et la religion

La religion dans Zaïre divise l'ensemble des personnages en deux clans : les musulmans et les catholiques. Orosmane, Corasmin et Mélédor, musulmans turques, sont opposés à Lusignan, Fatime, Nérestan et Chatillon, chrétiens français. Zaïre étant au milieu de ces deux religions, n’est ni définie comme chrétienne, ni comme musulmane. Tandis que Nérestan insiste auprès d'Orosmane sur la différence qui caractérise leurs deux peuples. Cette différence se caractérise par l'identité nationale, mais surtout par l'identité religieuse de chacun. Zaïre, perdue entre deux religions, fait son choix en écoutant son cœur: «Peut-être sans l'amour j'aurais été chrétienne». Cette confrontation entre ces deux religions renforce l'amour de Zaïre pour Orosmane. La conversion de l'héroïne est donc une preuve d'amour envers le sultan.

L’opposition entre les deux religions et l’amour est au centre du drame. Dans la première scène, Zaïre nous livre une réflexion sur la foi du hasard de la naissance : « J’eusse été près du Gange esclave des faux dieux, / Chrétienne dans Paris, musulmane en ces lieux. » Selon elle les vertus et les mérites ne dépendent pas du culte auquel on croit mais de chaque personne. Elle pose cette interrogation: « S’il était chrétien, que serait-il de plus ? ». A travers son personnage l’auteur pose la question directement au lecteur. Bien qu’elle soit jeune elle fait preuve d’une grande maturité, cependant elle est incapable de mettre en garde son frère contre le fanatisme et ses dérives. L’intolérance religieuse de ce dernier se termine par un dénouement tragique.

Cependant, le christianisme...

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Dissertation à propos de Zaïre