Droittd

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2287 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 5 octobre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
|RELATIONS INTERNATIONALES |

Relations Internationales : « Les rapports et les flux sociaux de toute nature qui traversent les frontières, échappant ainsi à l’emprise d’un pouvoir étatique unique et auquel participe des acteurs qui se rattachent à des sociétés étatiquesdifférentes ».Relations Internationales – Max GOUNELLE– Dalloz

Introduction : Particularisme du milieu et du Droit qui dirige ce milieu : Milieu en constante évolution, évolution sensible et très rapide.

 Exemple : En un demi-siècle, le nombre d'États a été multiplié par 4 (de 50 à 200) et aujourd’hui,  192 États siègent à l’ONU.

 Les organisations internationales contemporaines apparaissent au19ème siècle et ce n’est qu’au 20ème siècle que ces organisations s’institutionnalisent.

 De nos jours les organisations internationales sont devenues plus nombreuses que les États (environ 350). Elles embrassent tous les secteurs de la vie (foisonnement des acteurs), ainsi nait la concurrence et la complémentarité dans un milieu où aucune action sociale ne semble échapper à l’interdépendance.Les personnes privées (ONG, sociétés transnationales, individus) vont accéder à la scène internationale et y accèdent avec un rôle dont elles furent longtemps privées. En effet,  les États (dont ces personnes sont les ressortissants) faisaient et continuent à faire, dans une large mesure, écran opaque entre ces personnes privées et la scène internationale. La promotion de ces personnes en tant quesujet des relations internationales leur permet des accessions qui restent cependant limitées (même si leurs actions se déploient et peuvent influencer la scène internationale).

« La société internationale résulte non pas de la coexistence et de la juxtaposition des États mais au contraire de l’interpénétration des peuples par le commerce international. Il serait bien curieux que le phénomène de sociabilité, qui est à la base de la société étatique, s’arrêta aux frontières de l'État ».Georges SCELLE

Cette approche séduisante de Georges SCELLE ne masque cependant pas que notre société internationale est et demeure principalement une société inter-étatique (société internationale).

Notre milieu international reste profondément marqué par l’inter étatisme et cela signifiel’influence déterminante qu’exerce  la notion de souveraineté. Cette notion est au fondement de la société internationale (et de toute société interne) et elle caractérise l'État (il n’y a pas d'État sans souveraineté et il n’y a pas de souveraineté sans État).

La multiplication des États va signifier naturellement la multiplication des égoïsmes individuels. L’extrême diversité des État et leur dispersionsemblent incompatibles avec l’existence d’une communauté internationale. La question est de savoir s’il n’y a que des communautés relatives. C’est un fait, notre monde est en rupture en raison de conflits d’intérêts (diversité de culture, de race, de religion) et de facteurs ségrégatifs. Notre siècle porte une marque persistante de conflits idéologiques et politiques. Certes, nous pouvonsobjecter que le développement des réseaux sociaux et l‘évolution des sciences et des techniques sont des intérêts communs qui ont pu se forger mais ces intérêts communs restent matériels alors qu’une vraie communauté suppose un certain nombre d’éléments qui font défaut s’agissant de la société internationale.

1/Les caractères généraux de la société internationale.

 

On constate une fortediversification des acteurs des relations internationales. Mais cette société demeure fondamentalement une société inter-étatique. On peut dire que chaque État (quel qu’il soit) dispose en droit d’une souveraineté qui est égale à celle des autres États. Cette égalité formelle conduit à être négateur des inégalités.

« L’organisation est fondée sur  le principe de l’égalité souveraine de tous ces...
tracking img