Faut il tenir pour vraie ce que l'on a sois même démontré ?

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  • Publié le : 1 novembre 2010
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Faut-il tenir pour vrai que ce que l’on a sois même démontré ?

La vérité c’est l’accord de l’idée avec son objet, c’est la correspondance de ce que l’on dit ou pense avec ce qui est réel. La vérité fait partie de ces termes que la philosophie scolastique nommait des « transcendantaux », parce qu'ils sont toujours « au-delà » (trans) de tout ce qui est (ens), et que, comme tels, ils ne sont pasdéfinissables : il ne s'agirait pas alors de les comprendre, mais de les saisir directement par une intuition immédiate. La démonstration est une opération permettant d’établir une proposition, une thèse, en s’appuyant sur des preuves ou une argumentation appropriée. Il s’agit donc d’une déduction destinée à établir la véracité d’une proposition en montrant qu’elle découle nécessairement d’uneraison reconnue comme vraie. C’est pourquoi, en cas de doute d’une proposition on essaye de démontrer l’authenticité, de ce que l’on nous a annoncé. Pourtant si la démonstration garantie la vérité, un fait que nous n’arrivons pas à démontrer doit-il être considéré comme faux ? En d’autres termes faut-il tenir pour vrai que ce que l’on a sois même démontré ?
La question semble devoir concerner aumoins deux domaines sensiblement différents. Le domaine épistémologique, car la vérité peut être atteinte par une démonstration scientifique et le domaine moral puisque qu’il est impossible de tout prouver (existence de Dieu)

Un authentique esprit scientifique n’accepte de tenir pour vrai que ce qui est démontré. La déduction et l’expérience sont deux moyens d’atteindre la vérité.
Produire unedémonstration, c’est combiner différents types de propositions en syllogismes, en sorte que la conclusion s'impose nécessairement. Or, ce que remarque Aristote, c'est que certaines combinaisons sont possibles, mais que d'autres ne sont pas concluantes, quel que soit le contenu des propositions on dira en de tels cas que le raisonnement est formellement faux. Ce que Descartes reproche à lasyllogistique c’est son formalisme. Un syllogisme valide peut amener à un résultat faux .Un syllogisme ne nous dit rien du réel et les questions d’existence son hors de son champ, le gain de connaissance est donc mince .Dans le meilleur des cas l’usage en est rhétorique. La maitrise des syllogismes permet de repérer les Sophismes (essayer de tromper quelqu’un avec raisonnement un fumeux).
Le projet deDescartes c’est de dégager une évidence en faisant fonctionner la méthode cartésienne pour éliminer tous les énoncés douteux. Il veut savoir si on peut remettre en cause la perception sensible. C’est pour cela qu’il se met en position de solipsisme , car il croit
que toute sa vie n’est qu'un « songe bien lié »,il croit qu’il est en train de rêver de tout ce qu’il perçoit et que rien ne l'assure quele monde ou autrui existent tels qu’il crois être.«  Je pense, donc je suis  »est la seule proposition nécessairement vrai. Cette intuition devient le modèle de la vérité : il ne s'agit plus de comparer les idées aux choses, ce qui est impossible, mais les idées à cette intuition certaine, le cogito. Toute idée qui est aussi claire et distincte que le cogito est nécessairement vraie. Pour s'assurerqu'autrui et le monde existent, et sortir du solipsisme, Descartes devra par la suite poser l'existence d'un dieu vérace et bon qui ne cherche pas à le tromper. Il ajoute que si il a eu l'idée de Dieu, il faut donc que ce soit Dieu lui-même qui l'ait mise en son esprit ; par conséquent, il est certain que Dieu existe avant d'être sûr que le monde est comme il le perçoit. Mais si Dieu existe, ets'il est parfait, il doit être vérace et bon : il ne peut avoir la volonté de le tromper, et le monde doit bien être tel qu’il se le représente. Descartes est ainsi contraint de poser l'existence de Dieu au fondement de la vérité. A partir de là en se servant du Cogito comme étalon, Descartes restaure une série de principes logiques qu’il tient pour évident. Le premier principe est celui de non...
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