Alice au pays des merveilles

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La mort comme une menace constante et sous-jacente

Au cours de son périple, Alice se rend compte que la mortest omniprésente. La fillette est mise en danger dès le début de l’œuvre,lorsqu’elle chute dans le tunnel, accident qui devrait la tuer si elle setrouvait dans le monde réel. Nous nous apercevons à cette occasion qu’elle n’ad’ailleurs pas conscience de la possibilité de ce décès ; en effet, laseule chose à laquelle elle songe est qu’après une telle chute, plus jamaiselle ne sera impressionnée par celles qu’elle pourrait faire dans les escaliersdes bâtiments de son monde. « “Certes,”dit Alice, “après une chute pareille je ne me moquerai pas mal de dégringolerl’escalier ! Comme ils vont me trouver brave chez nous ! Je tomberaisdu haut des toits que je ne ferais pas entendre une plainte.” » Elles’imagine donc déjà de retour dans son monde et l’éventualité d’une chutemortelle n’effleure pas son esprit. Ce sont les évènements ultérieurs qui vont,peu à peu, lui faire prendre conscience de cette réalité.

Par exemple, la mort est aussi présente dans la répliquecontinuelle de la Reine de cœur, qui menace de mort tous ceux qui ne lasatisfont pas. La mort prend ici la valeur de la punition suprême, et Alice ladécouvre donc dans son aspect cruel et injuste. Ici, il n’est jamais questionde mort naturelle, arrivant par le déroulement biologique des choses, avec lavieillesse. Alice apprend donc à envisager une mort brutale et punitive de parles exécutions perpétrées par la Reine de cœur. Elle échappe à la mort suite àson procès absurde puisqu’elle se réveille. Elle lutte tout au long du récitcontre la folie ambiante et doit finalement sa survie à son réveil, qui lapréserve peut-être d’entrer tout à fait dans le monde des adultes.

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