Au château d'Argol

par

Entre description de paysages et thématiques sous-jacentes

A travers cette œuvre, Julien Gracq ne présente pas une histoire classique faite d’intrigues, mais plutôt une situation. Cet état de chose pourrait être considéré comme une insuffisance pour beaucoup d’auteurs ordinaires, en ce sens qu’il donnerait l’impression que l’ouvrage est vide. Mais il n’en est rien. Car justement, Julien Gracq arrive admirablement à compenser cela en insistant sur la description. Cette dernière s’appliquant aussi bien aux  lieux qu’aux personnages. Mais au-delà de tout, c’est bien la description des paysages qui comble le vide aventureux de l’ouvrage. Elle y est omniprésente, tant et si bien que les personnages sont presque mis au second plan.  En effet, les paysages sont bel et bien ce qui domine : « La grève mouillée était mangée par de longs bancs de brume blanches que la mer plate, et qui réfléchissait les rayons presque horizontaux du soleil, éclairait par dessous d'un poudroiement lumineux, et les écharpes lisses du brouillard se distinguaient à peine pour l'œil surpris des flaques d'eau et des étendues de sable humide - comme si l'œil enchanté, au matin de la création, eût pu voir se dérouler le mystère naïf de la séparation des éléments ». Et si la description prend à bien d’égards une place prépondérante, il est indéniable que la situation présentée par l’auteur mérite le détour.

L’ouvrage fait ressortir trois thématiques étroitement liées aux relations qui se sont tissées entre les personnages. La première d’entre elles est l’amour. En effet, il est clair que la nature des liens qui se tissent entre les personnages n’a rien de platonique. Les deux hommes...

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