Au château d'Argol

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La toile de fond du surréalisme, un cadre inquiétant et fascinant

Les romans se suivent, sont nombreux, mais ne se ressemblent guère. Chaque auteur a son style, sa technique d’écriture et ses centres d’intérêts. A ce jeu-là, Julien Gracq fait office de génie, car sa plume a ceci de particulier qu’elle vous entraine dans un univers hors du commun où s’entremêlent ambiance macabre et esthétique. De tous ses livres, celui qui illustre le mieux ces impressions est Au château d’Argol. Car bien plus que l’histoire, c’est la technique d’écriture qui capte le plus l’attention du lecteur. Elle fait immanquablement penser au surréalisme. Qu’entendons-nous donc par ce terme ? Il s’agit tout simplement d’un mouvement axé sur la littérature, l’art et la culture, qui a vu le jour pendant la première moitié du XXème siècle. Son fondateur, André Breton, le définit comme un : «  Automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ». A cette définition, il apportera une plus grande clarification en disant que : « Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée ».

Quand un artiste se laisse submerger par son instinct, il parvient à ressortir ce qu’il a en lui de plus beau et de plus subtil. Le style de Julien Gracq est si fantastique qu’il réussit l’exploit de ne pas le rendre rebutant. Comment en effet s’appesantir sur la négativité quand par endroit, l’esthétique des mots fait immanquablement penser à...

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