Balzac et la Petite Tailleuse chinoise

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La force des livres, l’influence du savoir

Grâce à la valise qu’ils découvrent, Ma et Luo vont serendre compte que le pouvoir des livres peut changer beaucoup de choses. Ilss’ouvrent à une toute nouvelle forme de savoir et de culture, qui jusqu’alorsleur était inaccessible : « Nous nous approchâmes de la valise. Elleétait ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. » Enlisant les œuvres de Balzac, ils sont mis en présence d’une vision du mondecomplètement différente de celle qu’ils connaissent, ils apprennent ce qu’estune femme, et comment se comporter avec elle : « Balzac lui a fait comprendre une chose : la beauté d’unefemme est un trésor qui n’a pas de prix. »

Mais ils apprennent aussi comment la littérature peutchanger la vie d’une personne. En effet, en faisant découvrir Balzac et lalittérature à la Petite Tailleuse, ils lui font entrevoir une autre viepossible, un autre univers où les femmes peuvent changer, vivre par elles-mêmeset découvrir la ville et le monde : « Aprèsque je lui ai lu le texte de Balzac mot à mot, me raconta-t-il, elle a pris taveste, et l’a relu toute seule, en silence. On n’entendait que les feuillesgrelotter au-dessus de nous, et un torrent lointain couler quelque part. Ilfaisait beau, le ciel était bleu, un bleu d’azur paradisiaque. À la fin de salecture, elle est restée la bouche ouverte, immobile, ta veste au creux desmains, à la manière de ces croyants qui portent un objet sacré entre leurspaumes. »

L’auteur montre donc que le savoir peut avoir une grandeinfluence sur les gens, influence souvent positive, mais ici une influence quise révèlera peut-être néfaste pour eux et la Petite Tailleuse, à court terme. Ilsfinissent en effet par détruire ces livres, responsables de leur malheurprésent, car la Petite Tailleuse a décidé de partir pour la ville découvrir unevie qu’elle espère meilleure.

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