Belle du Seigneur

par

La critique de la société des nations (la SDN).

Solal et Adrien Deume, les deux hommes liés à Ariane ont pour point commun de travailler à la SDN,  la Société Des Nations (dont Solal est le sous-secrétaire général, et où Adrien travaille comme fonctionnaire subalterne). Cet organisme créé durant l'entre-deux guerres est une association d'états européens principalement, plus quelques pays comme le Japon, et qui avait pour but de préserver la paix : elle a échoué évidemment, suite au départ du Japon, de l'Italie, de l'Allemagne, qui se sont réarmés, et des USA qui ne l'ont jamais jointe : cette organisation internationale ne sera jamais crédible, et la seconde guerre mondiale éclatera.

 

Le roman, se déroulant dans les années 1930 a donc une intrigue parallèle à l'évolution, puis la disparition de la SDN. Cohen en profite ainsi pour épingler les diplomates de la SDN basée en Suisse. Il les compare à des jeunes premiers, débutants, maladroits, comme s'ils étaient à leur bal de promotion de fin d'études, tant le costume qu'on leur a donné est trop grand pour eux ; les fonctions, les responsabilités qu'ils exercent sont bien trop importantes et complexes pour leurs compétences. De plus, ces diplomates font tout, comme Adrien, pour monter dans la hiérarchie ; ils se fichent de leur travail, et ne songent qu'à avoir plus de pouvoir, être puissants, reconnus socialement, ils sont simplement assoiffés de pouvoir ; ''Car sous son amour intéressé pour le grand patron, il y avait un autre amour, un amour horrible, un amour vrai et désintéressé, l’abject amour de la puissance, l’adoration femelle de la force, une vénération animale.''

 

Le plus grave, c'est qu'en parallèle, évidemment se trame la montée du fascisme partout en Europe, ainsi que la course à l'armement et donc une...

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