Ce qui fut sans lumière

par

Cinquième partie

            Dans « L’Agitation du rêve »,le poète décrit un rêve qu’il a fait dans lequel il voyage en barque sur unerivière, indifférent aux oiseaux qui l’attaquent. Plus tard, la cendre des branchesqu’il a fait brûler dans un âtre se change en étoiles. À son réveil, il sortmarcher dans un jardin qu’il connaît depuis son enfance, et où il se sent seulen considérant les évènements de son passé. Il cherche vainement à seréapproprier ce qu’il a perdu en fouillant dans la terre du jardin qui incarne,pour lui, toute son éducation, toute la formation de son caractère, de sondestin. Dans le ciel, il voit à nouveau passer la barque de son rêve, à bord delaquelle se trouvent un homme et une femme occupés à entretenir un feu. Après,il voit un enfant dans un arbre qui lui demande de décliner son identité, avantde lui proposer d’éteindre la lumière du monde s’il le souhaite. Là le poètes’arrête, sous l’émotion de son enfance remémorée. Il s’éloigne, et trouve surle rivage de nouvelles barques dans lesquelles somnolent des rameurs épuisés.

           Le deuxième poème, « Le pays dusommet des arbres », décrit un enfant étrange se mouvant au sommetdes arbres, dont on apprend plus loin qu’il s’agirait en fait de la lumièreelle-même, symbolisée.

           Le troisième poème, « La nuitd’été », décrit d’abord une figure de proue sculptée en forme desainte, avant de décrire un bouquet de fleurs artificielles et naturelles, pourenfin questionner la présence silencieuse qui se trouve en chaque chose, commeun dieu que les enfants pouvaient convoquer autrefois en faisant des ricochetssur l’eau. Ensuite, le poète tutoie une personne qui se déplace en barque, lanuit.

           Le quatrième poème, « La barqueaux deux sommeils », semble la métaphore d’un lit accueillant unhomme et une femme ensommeillés, veillés par un enfant qui les regardes’accoupler. Les dormeurs rêvent, avant de s’unir à nouveau, « comme deuxcailloux dans l’eau claire ».

           Le dernier poème du recueil, « Latâche d’espérance », décrit une lampe allumée, garante de l’espoird’un homme épuisé, tandis que l’aube se lève, rendant apparemment inutile cetéclairage artificiel.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Cinquième partie >