Consuelo

par

VOLUME 3

Joseph et Consuelo se lient quelque temps avec un groupe de mauvais musiciens dirigés par le comte Hoditz, et s’amusent à jouer les débutants. Le voyage se poursuit. Les deux amis sont de plus en plus pauvres mais altruistes. Ils donnent aux plus miséreux qu’eux alors même qu’ils sont obligés de voler leurs propres repas ou de réclamer la charité aux ecclésiastiques. Le peu de cas qu’ils font des circonstances matérielles est remarquable ; un jour, Consuelo décide de quitter l’habitat confortable d’un chanoine sous prétexte qu’elle le trouve sans cœur. C’est après avoir fui de chez ce chanoine qu’ils atteignent enfin Vienne.

         Consuelo retrouve son bien-aimé professeur. Joseph devient son serviteur. Le professeur réinsère Consuelo dans le monde de la musique, bien qu’il ne soit pas assez inconscient pour la faire rechanter dans les premiers jours de son retour à la civilisation. Consuelo écrit à Albert pour lui donner des nouvelles. Consuelo et Joseph se constituent une garde-robe décente dans le dos du professeur, dont la vie est très austère, presque ascétique. Elle chante à nouveau en public, avec un succès si évident qu’il est à peine souligné. Un matin, Joseph joue, sans y penser, quelque mélodie au clavecin ; le professeur l’entend et cerne tout son potentiel.

         Le professeur souhaite conquérir l’attention de l’impératrice d’Autriche et obtient une audition musicale pour Consuelo, qui réussit à séduire malgré un contexte peu favorable, fait de commérages négatifs. Le cœur de Consuelo balance toujours entre Anzoleto et Albert. Elle se décide néanmoins à écrire une lettre définitive à Albert : elle lui avoue son amour et dit à son père qu’elle sera de retour bientôt. Le professeur, qui ne veut pas perdre sa protégée, détruit la lettre.

         Consuelo croise à nouveau la route de la Corilla, toujours bête, imbue, envieuse. Elle sous-entend sournoisement que Consuelo aurait des relations avec le chanoine chez qui elle a logé.

         Lors d’un récital, Consuelo est troublée par une sorte de pressentiment étrange : elle sent qu’Albert ne va pas bien. La Corilla continue de lui faire subir les conséquences de son épouvantable mesquinerie.

         Consuelo apprend qu’Albert est plus que jamais malade. Elle le rejoint et l’épouse quelques instants avant qu’il ne trépasse. Sa maladie est indéfinie ; elle semble, comme le lien qui les unit depuis l’épisode de la caverne, mystique. Consuelo, après cela, ne sera pas tout à fait assurée du décès de son époux et le doute plane encore quand le roman s’achève.

 

         Une fois la lecture de Consuelo achevée, lecture somme toute assez frustrante puisqu’elle se clôt sur une intrigue non dénouée, on peut se lancer dans celle de La Comtesse de Rudolstadt, que Sand introduit de la manière suivante à la fin du roman ici résumé : « Ceux de nos lecteurs qui se sont par trop fatigués à suivre Consuelo parmi tant de périls et d’aventures, peuvent maintenant se reposer. Ceux, moins nombreux sans doute, qui se sentent encore quelque courage, apprendront dans un prochain roman, la suite de ses pérégrinations, et ce qui advint du comte Albert après sa mort. »

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