Continents à la dérive

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Le réalisme : les rêves brisés des personnages

Arrivé en Floride, Bob travaille mais au noir, pour son frère, en tenant une boutique de spiritueux où il s’ennuie ferme. Sa situation familiale évolue encore : sa femme a un troisième enfant, un garçon, qu’il faudra élever. La famille vit dans une caravane sur des terrains vagues, bien loin du luxe de la vie de son frère. Mais Bob se rend compte que son frère se livre à des trafics illégaux de spiritueux et quittera l’entreprise avant que tout ne tourne mal.

De plus, un jour, un jeune homme braque sa caisse ; il essaie de le poursuivre pour se venger et le tue. Bob ignore s’il agit bien ou mal : « Il ignore s’il s’est comporté en type bien ou en imbécile, comme un gars qui a peur. La plupart des gens, comme Bob, qui ne vont plus à l’église depuis leur enfance, en viennent de temps en temps à se demander s’ils se sont conduits de façon correcte, imbécile ou trouillarde, et ils en conçoivent une angoisse telle qu’ils sont forcés d’arrêter d’y réfléchir au plus tôt, d’enterrer la question, comme un chien son os, en marquant bien l’endroit et en se promettant de revenir chercher l’os plus tard, quand ils auront le temps et l’énergie de venir le ronger, une promesse qu’ils ne tiennent jamais, bien sûr, et qu’ils ont rarement l’intention de tenir. » Les changements subis par le personnage, ses dérives, auraient entraîné une perte des valeurs du bien et du mal.

Quand Bob tente de lancer son entreprise avec un ami d’enfance, Ave, qui jusque-là profitait d’une vie paisible sur son bateau, l’affaire ne sera pas rentable comme attendu, et sa situation financière empire encore.

L’illustration de la pauvreté d’un blanc, pas si courante que cela dans la littérature américaine, se poursuit...

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