Désert

par

Le rapport de l’être humain à l’argent

En parallèle de l’enfance paisible, simple et rayonnante de Lalla, Le Clézio met en place le monde opposé : l’Occident. Pour cela, il contraint la jeune fille pure et simple à s’exiler et à se retrouver dans l’un des quartiers les plus pauvres de Marseille, l’une des plus grandes villes de France où elle témoigne de la misère, de la faim mais aussi de l’idée de la mort et du vide constamment présents. « C'est comme une haleine de mort qui souffle le long des rues, qui emplit les recoins pourris au bas des murs. »

Le but du romancier est de montrer que l’argent n’est pas forcément la clé du bonheur. Marseille représente la société de consommation, matérialiste et artificielle. Une ville riche où tout le monde court après l’argent et la notoriété, à tel point qu’on en oublie les plus démunis, devenus par la force des choses exclus de la société dite moderne.

A travers l’immigration de Lalla vers le milieu urbain, Le Clézio montre que l’argent est un moyen vital de survie pour l’homme civilisé alors que l’argent n’a aucune valeurs aux yeux des hommes vivant loin de ces zones urbaines. Lalla n’est pas tombée dans le vice et la maladie de constamment courir derrière l’argent et les richesses matérielles. Pour elle, l’argent ne compte pas. Bien que difficilement gagné, elle préfère le donner en aumône aux gens qui en ont le plus besoin comme les mendiants et les clochards. L’argent engendre la corruption et la souillure et Lalla en est bien consciente. C’est pourquoi, elle cherche absolument à éviter de tomber dans ce piège. A son retour au Maroc, Lalla est aussi pure et innocente qu’à son arrivée à Marseille.

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