Du contrat social

par

Les théories classiques du contrat social

Il existe plusieurs théories classiques du contrat social. Intéressons nous ici à celle de Thomas Hobbes à laquelle la conception de Rousseau est diamétralement opposée. Hobbes soutient que l’homme est un loup pour son semblable. Dans Le Léviathan, il soutient qu’il devrait exister un pouvoir commun qui maintienne les hommes dans la crainte de représailles en cas de rupture du contrat de paix. Ce pouvoir coercitif n’est autre que le gouvernement civil ou la République. Ce pouvoir souverain doit être le choix de tous les hommes. Néanmoins ce pouvoir ne doit pas induire en erreur ceux qui l’ont choisi en se complaisant dans l’injustice. Étant donné que le souverain est le choix, le « consentement des voix de la majorité », ceux qui étaient opposés à ce choix doivent s’y soumettre. Lorsque la souveraineté est représentée par une seule personne, la République est une « MONARCHIE »; quand c’est une assemblée de toutes les personnes qui veulent se réunir, il s’agit d’une « DÉMOCRATIE » ou d’une « République populaire » ; quand c’est une assemblée d’une partie seulement, il s’agit d’une « ARISTOCRATIE ».

Par ailleurs, Hobbes s’intéresse ici aux fondements de la « RÉPUBLIQUE CHRÉTIENNE » que sont les révélations surnaturelles de la volonté de Dieu, exprimées à travers la « parole naturelle » et la « parole prophétique de Dieu ». La croyance ultime en la loi divine, le royaume de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit a fait des sujets chrétiens des êtres perturbées qui ne savent plus à qui donner la priorité : Dieu ou le souverain. En se basant sur de plusieurs extraits bibliques, le philosophe...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Les théories classiques du contrat social >

Dissertation à propos de Du contrat social