Du contrat social

par

Livre IV

Où continuant de traiter les lois politiques on expose les moyens d’affermir la constitution de l’État.

 

Au début du quatrième et dernier livre, Rousseau soutient que la volonté générale est indestructible. Le bien-être général est conservé tant que les citoyens se considèrent comme un seul homme. Tant que la volonté générale subsiste et n’est pas manipulée, l’État peut être gouverné avec un minimum de lois. Par ailleurs, la conservation de la volonté générale permet d’assurer la rectitude des suffrages qui représentent toujours, lorsqu’ils ne sont pas corrompus, l’intérêt général, l’unanimité. Le prince et les magistrats sont élus soit par le choix soit par le sort. Il peut exister des cas où leur élection est obtenue grâce aux deux procédés. Selon Montesquieu, le suffrage par le sort est de la « nature de la démocratie ». Dans l’aristocratie, c’est le prince qui choisit son remplaçant. Rousseau prend Venise comme exemple de gouvernement mixte, d’aristocratie mixte plus précisément, car s’il est vrai que le bas peuple n’y a pas le droit de vote, la noblesse (qui fait aussi partie du peuple) participe au vote.

L’auteur aborde ensuite le processus de formation des comices romains, ces assemblées du peuple aux attributions politiques, judiciaires et religieuses. Le tribunat est une magistrature particulière qui assure la liaison entre peuple, prince et souverain. La dictature peut mener l’État à la perdition. L’inflexibilité des lois est chose dangereuse qui empêche la prise en compte de circonstances atténuantes. Il pense que le tribunal censorial, la censure doit être l’expression de l’opinion, de la volonté générale, et qu’à partir du moment où elle cesse de l’être, elle devient inutile. La multitude des dieux vient du fait qu’auparavant, chaque peuple en choisissait un pour le mettre à sa tête.

Rousseau distingue trois sortes de religion : celle de l’homme, celle du citoyen et celle du prêtre. Il pense que la religion du citoyen est bonne car elle jumelle le culte divin et l’amour des lois. Elle est assimilable à la théocratie. La religion de l’homme, c’est aussi le christianisme, que Rousseau pense contraire à l’esprit social, car il est à la fois trop particulier et trop universel.

En guise de conclusion, l’auteur offre des pistes de recherche et il souligne que son traité a pour but de définir les « vrais principes du droit politique et [veut] tâcher de fonder l’État sur sa base ».

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