Emile ou De l'éducation

par

Émile

Les personnages que Rousseau introduit dans ce livre sont des personnages complètement imaginaires auxquels il a prêté des caractéristiques de personnes réelles. Toutefois, dans le but de généraliser l’enseignement qu’il propose, Rousseau se garde bien de donner une particularité quelconque au caractère ou à la naissance de l’enfant qu’il se propose d’éduquer. En effet, il propose au lecteur de choisir comme il l’entend l’enfant à éduquer de la même façon qu’il procède dès les premières pages au choix de son Émile :

« S’il faut choisir avec tant de soin le gouverneur, il lui est bien permis de choisir aussi son élève, surtout quand il s’agit d’un modèle à proposer. Ce choix ne peut tomber ni sur le génie ni sur le caractère de l’enfant, qu’on ne connaît qu’à la fin de l’ouvrage, et que j’adopte avant qu’il soit né. Quand je pourrais choisir, je ne prendrais qu’un esprit commun, tel que je suppose mon élève. »

La seule réserve qu’il ait quant à son Émile imaginaire – qu’il veut compatible avec tous les enfants à éduquer –, c’est qu’il faut qu’il soit en bonne santé. Du moins, il ne faut pas qu’il ait une maladie telle qu’elle le force à ne songer qu’à se préserver plutôt qu’à vivre. Rousseau considère que son éducation pour une telle personne serait une perte pour la société.

Émile est donc ici l’avatar de l’enfant soumis à l’éducation que Rousseau expose dans son traité, un enfant nouveau-né dont il aura seul la charge de l’éducation. Il devient en fin de compte le modèle de l’homme dont l’éducation en fait un atout pour la société tout entière. 

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