Emile ou De l'éducation

par

Le vicaire savoyard

Ce personnage aurait été inspiré à Rousseau par deux religieux dont il a fait la connaissance quand il était encore enfant : l’abbé Gaime et l’abbé Gâtier.

Le vicaire est présenté comme étant un homme d’une grande bonté d’âme qui vivait sagement et était aimé de tout le monde, compatissant et généreux envers ceux qui sont dans le besoin.

         « Il n’était ni sans esprit ni sans lettres ; et avec une figure intéressante il avait trouvé des protecteurs qui le placèrent chez un ministre pour élever son fils. Il préférait la pauvreté à la dépendance, et il ignorait comment il faut se conduire chez les grands. »

         Rousseau raconte comment il accueille un jeune homme dans le besoin et partage avec lui les maigres ressources dont il dispose tout en lui apportant la consolation et l’instruction nécessaires pour lui faire supporter l’adversité. Il entreprend alors de parachever l’éducation de ce jeune homme pour : « rendre à la vertu la victime qu’il avait arrachée à l’infamie. »

         C’est ce personnage que Rousseau emploie pour donner une voix à ses avis sur la religion dans « la profession de foi du vicaire savoyard » où il conteste la légitimité du christianisme en tant que « seule vraie religion » – toute religion prêchant la vertu et reconnaissant Dieu comme créateur étant vraie à ses yeux.

 

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