En attendant la pluie

par

Première partie

Le premier chapitre introduit la galerie assez vaste des personnages. Frikkie est un jeune garçon de 10 ans, il n’aime pas du tout l’école mais adore les vacances qu’il passe tous les ans – en compagnie de sa sœur, Sissie – dans la ferme de son oncle, Oom Koos, et de sa tante, Sannie. Il est ami avec Tengo qui lui, travaille pour son oncle.

            À son retour estival à la ferme, Frikkie est tout impatient de retrouver son ami Tengo, et part immédiatement à sa recherche. Ce faisant, on comprend, sans que cela ne soit formulé explicitement, qu’un autre élément très important structure toutes ces relations : nous sommes en Afrique du Sud, sous l’Apartheid. La famille de Frikkie est blanche tandis que celle de Tengo est noire. Une fois qu’ils se sont retrouvés, les deux garçons s’amusent, rêvent de voir la mer, jouent ensemble. Tengo, bien vite, est rappelé à ses devoirs domestiques. Frikkie, lui, tente de l’aider, mais il n’est pas doué.

            Les vacances se terminent. Frikkie repart tristement à la ville. Le roman joue à ce moment sur la symétrie entre ses deux jeunes héros. On saisit que Tengo rêverait d’avoir la vie de Frikkie alors que Frikkie rêverait d’avoir la vie de son ami. Frikkie aime le labeur et la vie campagnarde quand Tengo aime les études et la vie urbaine. Tengo découvre avec surprise, au fil de discussions avec ses parents, que la suprématie de l’homme blanc n’est pas particulièrement légitime, et que les noirs habitaient le territoire avant eux. Un jour, sa famille reçoit un cousin, Joseph, qui vient à la campagne pour se refaire une santé. Joseph apprend alors à Tengo les horreurs de la ville : les actions tyranniques de la police à l’encontre des noirs mais également l’existence de l’Apartheid. Tengo souffre de l’inaccessibilité de l’éducation.

            Joseph retourne en ville, plus précisément à Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud. Ses parents sont heureux de constater qu’il va mieux. Il fait part à sa famille du désir énorme qu’a Tengo d’aller à l’école. Leurs maîtres promettent de lui faire envoyer des livres.

Tengo reçoit donc des livres, ceux-ci sont d’une grande diversité. Il les dévore, les lit, les relit. Bientôt, Frikkie est de retour. Les deux jouent au ballon en parlant d’avenir. En dialoguant avec l’oncle Oom Koos, ils en apprennent davantage sur l’histoire du pays. Tengo commence à développer un sentiment de supériorité à l’égard de Frikkie car il en sait plus que lui, et sait aussi qu’il a encore beaucoup à apprendre. Les maîtres de Tengo craignent alors qu’il ne devienne trop éduqué pour son rang.

            Plus tard, c’est l’anniversaire d’Oom Koos. Sissie se montre très méprisante envers Tengo, son comportement étant très marqué par la condescendance traditionnelle du blanc contre le noir, il ne comprend pas cette agressivité. Une vive altercation éclate entre les deux un peu plus tard : Tengo ne tolère pas que ces jeunes blancs parlent n’importe comment aux vieux hommes noirs. Sissie jure de parler de son insolence aux adultes mais Frikkie la persuade de garder l’affaire pour elle. Cependant, les vacances se terminant, Frikkie doit rentrer.

            Tengo mûri, son sentiment d’injustice croît de jour en jour et il essaie de pousser son entourage à l’émancipation. Les maîtres n’apprécient guère ses nouvelles attitudes. Comme les petites vacances arrivent, Frikkie est de retour. Mais leurs jeux sont sans entrain. Tengo est maussade, ces vacances se passent donc rapidement et sans joie. La tristesse de Tengo semble déteindre sur ses proches. Ses maîtres apprennent son désir d’aller à l’école, à Johannesburg, malgré tous les contre-arguments qu’on peut lui opposer. Tengo est résolu à partir, envers et contre tout alors ses maîtres décident de le laisser partir car ils pensent qu’il fera demi-tour sitôt qu’il aura vu l’ambiance crasseuse des faubourgs de Johannesburg. Tengo part donc pour la ville. Il découvre les maîtres de Joseph, la famille Miller – qui semble assez ouverte et progressiste. Au fil du temps, Tengo manifeste des aptitudes de plus en plus grandes pour la sculpture, Claire Miller, l’aînée des filles, le remarque et lui suggère d’étudier l’art, tout en lui prêtant des livres sur le sujet.

            Comme d’habitude, Frikkie finit par revenir à la ferme mais il apprend avec tristesse que Tengo est parti pour suivre des cours particuliers pendant toutes les vacances. 

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Première partie >