Essais

par

La relation à l’autre

Au début, Montaigne met en exergue les rapports qui existent entre les hommes. Il les décrit en analysant leurs émotions. Selon lui, les émotions humaines sont les premiers guides de nos actions. Il s’attarde sur la pitié, la bravoure, la haine, le mépris et la tristesse. Il estime que la pitié et la bravoure peuvent, dans certaines circonstances, produire le même effet face à la haine et au mépris. Cette position est illustrée par l’attitude de l’empereur Conrad qui, face au duc de Bavière, fut touché par l’élan de cœur des femmes de la ville qu’il assiégeait (p. 3). Il considère la tristesse comme une passion. La tristesse conduit les hommes à la piété, mais aussi à la compassion envers autrui. D’ailleurs, toute émotion vive submerge l’âme et l’empêche de s’exprimer. Le comportement du roi de Perse est utilisé comme exemple. En effet, face à l’état de santé grave de la fille de son rival, ce roi l’a prise en pitié, malgré la rivalité marquée qui l’opposait au père de cette dernière. Selon l’auteur, ces émotions dépassent notre être et touchent les autres, parfois même malgré nous.

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