Essais

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Les prérogatives de la conscience

Après la guerre, l’auteur s’intéresse à la mort de manière plus poussée. Il veut établir la relation qui existe entre la mort et les secrets. Il ne comprend pas pourquoi nous attendons le jour de notre mort pour révéler nos secrets. Pourquoi garder ces secrets tout au long de notre existence pour s’en débarrasser à l’heure de notre départ ? Après ce constat, il prend la résolution suivante : tout ce qu’il révèlera sur son lit de mort sera le reflet de sa vie. Il souligne à cet effet : « Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait précédemment dit » (p. 19). Cette vie doit être active. Il rejette l’oisiveté qui, pour lui, est un vice. L’oisiveté conduit notre esprit et notre cerveau à s’enliser. Ces derniers errent dans les méandres de la conscience : « L’âme … nulle part » (p. 20). Cette remarque souligne le fait que l’oisiveté nous amène à nous préoccuper de mille et une choses inutiles. Afin d’éviter des tels égarements, nous devons diligenter notre esprit.

En outre, il s’intéresse au mensonge et cherche à établir le lien qui existe entre mensonge et mémoire. Il estime que le mensonge monte à la surface dès que la mémoire devient défaillante. Néanmoins, si certaines personnes trouvent difficile de mentir, d’autres sont promptes à le faire même sans avoir préalablement fait recours à leurs mémoires. Il est donc assez courant de rencontrer des personnes promptes à parler et d’autres plus lentes dans leur usage de la langue. Il illustre son propos en s’appuyant sur l’exemple d’un prêcheur et d’un avocat. Selon lui, le discours d’un avocat, parce qu’il est prompt et...

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