Essais

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Un idéal moral : la vertu

Montaigne s’intéresse aussi au bien et au mal. Il s’interroge sur l’acception générale selon laquelle le monde est régi par le Yin et le Yang. Il se demande s’il est vraiment correct de soutenir que ce que l’on prend d’une main, on la remet de l’autre. Vivons-nous vraiment dans ce cercle vicieux ? Certains ne se sont jamais posé cette question, car ils ont vu le jour sous des cieux où cette position faisait office de tradition. Les habitudes que nous développons au cours de notre vie prennent naissance dans notre enfance. Nous sommes le reflet de la culture de la société qui nous a vus naître et dans laquelle nous avons grandi. Plus loin, l’auteur soutient que même si certaines lois peuvent sembler abjectes à la base, les générations qui en font leur tradition finissent par les entériner.

Le pédantisme est un autre trait de caractère humain que Montaigne condamne. Il décrit un homme imbu de sa personne, car il estime avoir accumulé une somme de connaissances importantes. Seulement, il ignore comment les mettre efficacement à profit. Par conséquent, cet homme ne peut pas être un bon pédagogue, car plutôt que d’enseigner aux apprenants des nouvelles méthodes d’apprentissage, leur rend son savoir tel qu’ingurgité et leurs en fait ses clones et non pas des êtres pensants et réfléchis. Ces apprenants seront des ignorants bien qu’ils aient reçu une formation. Les ignorants sont aussi ceux qui se laissent aisément se persuader. Ces personnes ne peuvent pas émettre un jugement de valeur sur des sujets d’intérêt : « Ce n’est pas à l’aventure … entraîne l’esprit » (p. 120). Une fois de plus, l’auteur souligne que chacun doit être libre d’avoir une opinion.

La modération telle qu’employée par Montaigne renvoie à la tolérance. Cette modération nous amène à être prudents dans nos actions, car selon lui, sans modération, on arrive facilement à l’excès, à l’extrémisme. Il propose la sagesse comme élément limitatif de nos excès. Par ailleurs, l’auteur soutient l’idée selon laquelle la mort est bienfaitrice lorsque la vie nous tourmente : « Qu’il est l’heure … la nature » (P. 160). Cette idée est également celle soutenue par Sénèque dans La brièveté de la vie. Nous sommes parfois sujets à des sentiments, émotions contradictoires ; par exemple, la joie et la peine. En outre, la solitude est un état qui permet d’atteindre la sagesse, l’ataraxie. Seulement, l’auteur souligne que cette solitude n’est positive que si l’âme est en paix. La solitude va de pair avec l’activité, la réflexion philosophique.

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