Ferragus

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Résumé

Faisant partie de l’ensemble d’ouvrages La Comédie Humaine, Ferragus est un roman d’Honoré Balzac paru dans La Revue de Paris en 1833.

L’auteur débute le roman par une description des différentes rues de Paris dont chacune possède des traits distinctifs, et une comparaison subtile de leurs différents occupants.

Dans une de ces rues les plus sordides de Paris, à une heure déjà assez avancée, se trouve un jeune homme appartenant à l’armée française, officier supérieur de cavalerie et appartenant à la Garde royale. Auguste de Maulincour se trouve là par hasard mais il en vient à espionner les allées et venues d’une femme ressemblant fortement à celle qu’il aime : « parce qu’elle était vertueuse, il en aimait la vertu, la grâce décente, l’imposante sainteté, comme les plus chers trésors de sa passion inconnue ».

Pourtant, cette qualité de Clémence Desmarets, en outre déjà mariée et pour qui il nourrit une passion secrète et silencieuse, ne cadre pas avec l’endroit où cette femme, désignée comme modèle de la vertu conjugale, se trouve. La maison à quatre étages dans laquelle elle se hâte d’entrer, montant les marches de l’escalier d’un pas agile, est décrite par l’auteur comme une « maison ignoble, vulgaire, étroite, jaunâtre de ton, à quatre étages et à trois fenêtres ».

Après quelques instants, le jeune homme entend le deuxième étage s’animer, la sonnette retentir, et voit de la lumière dans une des pièces. Le jeune officier, ému par ce à quoi il assiste, pleure sans chercher à se cacher. Mais ce qu’il voit par la suite n’est pas pour calmer ce qui gronde en lui. En effet, il se rend compte qu’un fiacre stationné d’une manière très discrète a été loué par elle, elle dont il n’est pas encore réellement assuré de l’identité même si les doutes commencent à se dissiper dans son esprit.

Malgré la bonne éducation qu’il a reçue – de sa grand-mère, madame la baronne de Maulincour, et de l’ami de celle-ci, le vieux vidame de Pamiers – Auguste de Maulincour ne pourra pas contenir pour lui seul ce qu’il vient de voir, car il commence à se douter que la femme qu’il aime entretient une liaison avec un autre.

Ainsi, se souvenant qu’elle devait assister à un bal, il se prépare pour s’y rendre aussi. Il la retrouve donc chez madame de Nucingen, dont le mari a pour agent de change monsieur Jules Desmarets, le mari de la femme qu’il s’est mis à guetter.

Maulincour fait la conversation à Clémence, mais elle dérape quand il va tenter de lui extirper des aveux quant à son expédition tardive rue Soly. Sans laisser paraître aucun désarroi, la jeune femme prétend qu’il se trompe, ce qui n’est pas sans le froisser.

Comme mû par une motivation étrangère à son propre esprit, le jeune homme se promet de découvrir la vérité. D’ailleurs, n’ayant aucun droit sur cette jeune femme, il semble se mettre à la place du mari pour chercher du réconfort au sein de la vengeance. C’est ainsi qu’il se dit à lui-même : « Si elle trahit son mari, nous nous vengerons ».

Mais les actions entreprises par Auguste de Maulincour vont déclencher de malheureux évènements. Le cœur meurtri par la jalousie, il se promet de découvrir la vérité et même de la raconter à l’époux de Clémence. Il est encore loin de se douter de l’étendue de cette vérité, surtout relativement à l’identité du mystérieux personnage auquel Clémence rend visite.

Un jour, affairé à son espionnage, Auguste tombe sur une lettre destinée à un certain monsieur Ferragus, celui-ci résidant dans l’immeuble situé rue Soly où il a vu celle qui fait l’objet de sa passion. L’occasion est trop belle pour être manquée et le jeune homme va se rendre chez cet homme, son prétexte étant bien sûr de remettre la lettre à celui qu’il imagine être le rival qu’il a en commun avec Jules Desmarets.

Il découvre ainsi la femme de ce dernier dans la pièce ; elle succombe immédiatement à un malaise et Ferragus ne manque pas de le refouler sans omettre de lui faire remarquer qu’il l’a vu rôder dans le quartier depuis des jours.

Pour Auguste de Maulincour, cet incident n’a rien de décisif pour la continuation de sa quête, et il décide d’aller, le lendemain même, chez la jeune femme afin d’exiger d’elle des explications, considérant qu’il est devenu son complice dans cette affaire d’adultère.

Mais Auguste est loin de se doute qu’il n’est pas question d’adultère et que Ferragus, un ancien détenu, n’est autre que le père de Clémence Desmarets, ce qui explique les visites qu’elle lui rend.

De son côté, Ferragus ne peut comprendre les motivations de ce jeune homme et pense à une quelconque action espionnage ; il essaiera d’attenter à la vie d’Auguste Maulincour sans y parvenir. Mais il arrive pourtant un jour où son lugubre dessein s’avère être un succès car le jeune homme va mourir empoisonné. Mais bien avant, Auguste va venir à bout de son projet car il a eu le temps d’informer Jules Desmarets de ce qu’il considère comme l’adultère de sa femme.

S’ensuit alors la destruction de ce qui pouvait être considéré comme un couple modèle, brisé par les doutes qui se sont immiscés dans l’esprit de l’époux de Clémence Desmarets, cette dernière ne pouvant pas justifier les visites secrètes qu’elle rend et finissant par mourir de chagrin.

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