Ferragus

par

Auguste de Maulincour

C’est un jeune officier appartenant au corps de la cavalerie. Éduqué par sa grand-mère, fils unique des Charbonnon de Maulincour, il détient son haut statut social grâce à son appartenance à une vieille et noble famille et à l’influence de son aïeule. C’est un « jeune homme pâle, long et fluet, délicat en apparence, homme d'honneur et de vrai courage d'ailleurs, qui se battait en duel sans hésiter pour un oui, pour un non, ne s'était encore trouvé sur aucun champ de bataille, et portait à sa boutonnière la croix de la Légion d'honneur ». Sensible, particulièrement en ce qui concerne les femmes, il s’attriste néanmoins de son incapacité à les séduire, quelque peu honteux de la délicatesse dont il fait preuve de manière naturelle et qui ne sied pas souvent à la gent féminine. « La sensibilité de ce garçon, conservée pure, ne s'usa point au dehors […] quoique les femmes se plaignent d'être mal aimées par les hommes, elles ont néanmoins peu de goût pour ceux dont l'âme est à demi féminine. »

Ainsi follement mais néanmoins secrètement amoureux de la belle Clémence Desmarets, sa passion le pousse une nuit à la suivre dans ses déplacements. Malgré le mariage de sa dulcinée, il ne renonce pas à l’espoir de pouvoir un jour la conquérir. Ce désir est honnête et vrai, il ne s’agit pas d’une simple romance puisque Balzac décrit son jeune personnage comme fidèle et prenant le contrepied des coutumes qu’impose d’ordinaire le corps de la cavalerie : « il appartenait à l'arme française qui veut le plus de rapidité dans ses conquêtes, qui tire vanité de ses mœurs amoureuses autant que de son costume. Cependant la passion de cet officier était vraie, et à beaucoup de jeunes cœurs elle paraîtra grande ». Auguste de Maulincour n’est donc que poussé par un sentiment noble et véritable lorsqu’il suit les pas de Clémence et qu’il la voit pénétrer dans une maison bien peu engageante, dans l’une des rues les plus mal famées de Paris.

L’homme ne fait cependant pas preuve de beaucoup de finesse d’esprit. Son amour le rend totalement aveugle aux conséquences de ses aveux : lors d’un bal, il explique à Clémence qu’il l’a suivie et exige des explications quant à sa présence dans un tel endroit.

Cette apparente sincérité se retourne contre lui puisque le mari de Clémence va être informé de ces visites que donne sa femme. C’est donc par ce débordement d’amour qu’Auguste va malencontreusement déclencher la mise en route de la ruine de Clémence Desmarets.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Auguste de Maulincour >