Ferragus

par

Clémence Desmarets

Clémence Desmarets, dite « madame Jules », est une magnifique jeune femme, digne, vertueuse, et délicate. Selon Auguste, « cette femme était vraiment digne d'inspirer un de ces amours platoniques qui se rencontrent comme des fleurs au milieu de ruines sanglantes dans l'histoire du Moyen Âge ». Elle possède tous les attraits qu’une femme du XIXe siècle peut posséder, et ravit aussi bien le cœur d’Auguste de Maulincour qu’elle enchaîne celui de son mari, fou d’elle. « Elle possédait le plus flatteur organe que la femme la plus artificieuse ait jamais souhaité pour pouvoir tromper à son aise ; elle avait cette voix d'argent, qui, douce à l'oreille, n'est éclatante que pour le cœur qu'elle trouble et remue, qu'elle caresse en le bouleversant ». Tout semble donc la prêter à se contenter des beaux quartiers de Paris et à des occupations que l’on considère appropriées à une telle femme, et rien ne prépare Auguste à la voir soudainement entrer dans l’une des maisons les plus mal famées de toute la capitale. Il ne peut donc s’agir que d’un secret que la jeune femme détient, et doit porter seule.

Lorsqu’Auguste la trahit involontairement, elle se retrouve acculée à un dilemme : elle ne peut en réalité dire la vérité à son mari quant à ces visites récurrentes, car elle ne peut porter préjudice à l’homme qu’elle va voir – celui-ci étant en réalité son père. Sa fidélité, son honnêteté est alors mise à l’épreuve, et la jeune femme va subir maintes souffrances pour tenter de garder son secret intact, au détriment de sa santé, de sa vie.

Son mariage est en...

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Dissertation à propos de Ferragus