Ferragus

par

L’histoire des Treize

Lorsque l’on évoque « l’Histoire des Treize », nous faisons allusion à la trilogie comprise dans La Comédie Humaine. En effet, le roman éponyme n’est en réalité que le premier tome d’une série de trois livres, les suivants étant appelés La duchesse de Langeais et La Fille aux yeux d’or. Ce cycle relate donc trois relations impossibles entre hommes et femmes, qui verront leurs espoirs d’idylle conjugale ou adultère s’effondrer à cause de la société qui les entoure.

Ces « treize » en question sont décrits par Balzac de cette manière dans l’introduction des trois romans regroupés : « Treize hommes également frappés du même sentiment, tous doués d’une assez grande énergie pour être fidèles à la même pensée, assez probes pour ne point se trahir, alors même que leurs intérêts se trouvaient opposés, assez profondément politiques pour dissimuler les liens sacrés qui les unissaient, assez forts pour se mettre au-dessus de toutes lois, assez hardis pour tout entreprendre, et assez heureux pour avoir presque toujours réussi dans leurs desseins ». Balzac dépeint donc ici les tentatives d’hommes issus de milieux aisés, tous détenant un caractère bien affirmé, pétris des valeurs qui faisaient à l’époque la qualité du noble et de l’homme honnête et intelligent. Cependant, chacune de leurs entreprises en matière de séduction va se trouver compromise à cause d’un fait de société : dans Ferragus, il s’agit de la présence d’un père trop aimé, dans La duchesse de Langeais, de la religion, et dans le dernier tome, d’une trop forte pression des sens sur...

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Dissertation à propos de Ferragus