Julie ou la Nouvelle Héloïse

par

Julie d’Étange

Julie d’Étange est celle qu’on nomme « la Nouvelle Héloïse ». C’est une demoiselle issue de la haute société suisse, fille du baron d’Étange. Comme tous les jeunes gens de sa condition, son éducation est confiée à la charge d’un précepteur, dont la tâche est d’inculquer les rudiments des principales branches du savoir à son élève. Or, c’est surtout l’amour et le désir qu’il enseigne à sa protégée puisque les deux jeunes gens tombent fortement amoureux.

Alors que son enfance est bercée par la bonne garde, attentive et surtout très rigide, d’une gouvernante nommée « la Chaillot », Julie fait preuve d’un comportement pieux honorable, et s’attache à vivre en fonction des valeurs d’honnêteté, de raison et de justice qui doivent régir sa conduite. L’épreuve de l’amour pour Saint-Preux va ainsi ébranler les fondements de sa conscience et mettre en tension, en opposition les valeurs auxquelles elle croit, la livrant à un dilemme et l’obligeant à chercher un compromis entre sentiments amoureux et sentiment religieux.

Elle a une apparence douce, elle est décrite comme charmante par son amant. La passion peut certes pousser celui-ci à la décrire en termes élogieux, mais on ne peut douter de la beauté physique et morale de la jeune fille : « Je consens qu'on vous puisse imaginer plus belle encore ; mais plus aimable et plus digne du cœur d'un honnête homme, non, Julie, il n'est pas possible. »

Julie est fortement influencée par ses parents. En effet, elle souffre de l’autorité de son père, qui se montre beaucoup trop violent et dont les actes sont démesurés en regard de la gravité de la situation. Totalement opposé à l’union entre Saint-Preux et Julie de par l’écart de la condition sociale, il s’intéresse davantage à l’honneur de son nom plutôt qu’au bonheur de sa fille, et s’attache plus à défendre l’image de sa réputation qu’il ne mène un véritable combat pour la vertu de Julie.

Il attentera presque à la vie de Julie lors d’accès de violence. Heureusement, face au baron se trouve la mère qui, bien que d’influence minime sur le comportement de son mari, aide toutefois sa fille à sa manière. Elle trouvera donc le courage de tenter de faire fléchir son mari, mettant en avant la pureté de la liaison qui unit la jeune fille de haute naissance et le garçon du peuple. Elle est la seule à se dresser comme une barrière bien fragile entre Julie et le mariage promis avec M. de Wolmar, car la jeune fille ne se résoudra à tenir ses engagements envers ce prince russe qu’une fois sa mère morte, victime de sa maladie.

Julie est donc une jeune demoiselle qui tente de faire vivre conjointement amour de la vertu et amour vertueux.

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