Julie ou la Nouvelle Héloïse

par

Saint-Preux

Il est le prétendant de Julie, mais aussi son précepteur. Il est issu du peuple, d’une classe beaucoup plus simple que celle de Julie. Il est cependant loin d’être ignorant, comme en témoigne sa prose soignée et raffinée, révélant une approche de la vie très philosophique et une analyse fine du comportement de ses pairs. Les « quelques talents agréables » qu’il se dit avoir cultivés sont la clé qui l’ont mené au sein du foyer d’Étange. Venu avec son savoir de précepteur sur invitation de la mère de Julie, il est au départ inclus à la demeure familiale comme un élément secondaire, mais cependant opportun.

Loyal, fidèle autant à Julie qu’au sentiment de reconnaissance qui le lie à madame d’Étange, il tentera de préserver la vertu de celle-ci, ne laissant aucune chance à ses détracteurs de l’accuser de perversion, de corruption. Le jeune homme, passionnément lié à la jeune fille, ne désire donc pas entretenir cette passion au détriment de la générosité que lui accorde sa mère : « une maison dont la maîtresse elle-même m'a offert l'entrée, où elle m'accable de bontés, où elle me croit de quelque utilité à ce qu'elle a de plus cher au monde ? »

Soucieux avant tout du bonheur de Julie, il lui déclare, lors de la première lettre, préférer quitter le foyer d’Étange plutôt que de continuer à trahir ainsi la confiance de la mère. Son dilemme réside en ce qu’il ne désire pas fuir de manière impolie, et encourage Julie à montrer à ses parents cette première lettre d’amour afin qu’ils le chassent d’eux-mêmes et...

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Dissertation à propos de Julie ou la Nouvelle Héloïse