L’affaire Courilof

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L'entrée brutale dans le comité et sa mission

Léon est conscient qu'il doit quelque chose au Parti et au Comité. Jeune homme, Léon étudie la médecine, ce qui n'est pas anodin, car il a vu sa mère mourir de maladie, et a lui-même frôlé la mort à cause de la tuberculose. Léon, suit peut-être inconsciemment les études de médecine pour rendre hommage à ceux qui l'ont sauvé.

Léon est pétri de violence et de haine contre le Tsar, suite à la mort de ses parents opposants au régime. Durant de nombreuses années, il n’entendra pas parler du Comité, qui restera muet. Cependant, il sait que celui-ci doit être en train de le suivre et de le surveiller.

L'entrée dans le comité arrive un jour : Léon a fini ses études de médecine et le comité révolutionnaire le convoque. L'entrée dans le comité se fait de façon brutale et directe : un représentant lui donne un ordre ; une mission à réaliser en échange des soins qu'il a reçus quand il était enfant. Sa mission sera d’exécuter un haut responsable de l’administration tsariste, un homme politique nommé Valerian Alexandrovitch Courilof, ministre de l'Instruction publique du régime du Tsar Nicolas II. Cette mission, bien que brutale, lui semble malgré tout assez simple ; Courilof est un ministre forcément nocif, violent et « buveur de sang du peuple ». Léon ressent évidemment beaucoup de haine à son égard.

Le Comité organise la mission : Léon doit vivre avec le ministre, travailler pour lui et acquérir sa confiance, s'il veut pouvoir le tuer discrètement. Afin de se l’aider à se rapprocher de ce ministre, la branche suisse du comité révolutionnaire bolchevique lui fournit de faux papier. Il devient Mr Marcel Legrand, médecin suisse. Cette branche lui garantit également de l'aide pour pouvoir évoluer dans la hiérarchie et travailler dans les ministères en tant qu'assistant et conseiller de Courilof, avec une couverture administrative solide.

Léon, qui avait choisi les études de médecine pour sauver des vies, devient donc un tueur au service de l'organisation qui lui a sauvé la vie. Bien que réticent à l'idée de devenir un assassin, il se rend compte qu'il n'a pas le choix, car sa propre vie est également en jeu. S'il n'exécute pas sa mission et ne tue pas Courilof, le Comité le tuera : « La conviction que je risquais la mort autant que le ministre lui-même était la justification du meurtre et l’absolvait. »

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