L’affaire Courilof

par

Le dilemme entre le devoir et la raison

Le travail avec Courilof et la découverte de ses opinions et du pouvoir vont entrainer chez le héros un cas de conscience et un dilemme. Léon développe une empathie, et même un sentiment de pitié, envers celui qu'il a pour mission de tuer. Au fur et à mesure du temps qui passe en compagnie de Courilof, Léon l'apprécie et estime qu'il est loin d'être si mauvais qu’il est dépeint. Il se demande s'il sera capable d'accomplir sa mission et de le tuer de sang-froid le jour où le Comité lui ordonnera de le faire.

Léon hésite entre la raison qui l’empêche de tuer cet homme, et le sentiment d’être redevable envers les gens qui lui ont sauvés la vie. Le héros a donc lui aussi des faiblesses et des doutes, et se trouve face à un choix où ses sentiments et son empathie jouent contre l'accomplissement de sa mission. Il continue à jouer une sorte de jeu impitoyable et froid avec Courilof, teinté de suspicion et de crainte.

S’ensuivent donc de nombreuses réflexions du personnage principal sur la position sociale, les devoirs de chacun, les dettes, le bien et le mal, l'idée de justice, la vie et la mort, et la morale. Au- delà de ce dilemme, des choix doivent être faits, car la révolte gronde et la situation ne peut durer. C'est donc une période de doute entre l'action et la stratégie, mais aussi une période où la défense d'une cause supérieure, d’un idéal politique et social poussent à sacrifier des vies pour atteindre le but fixé. Cependant Léon n'est pas favorable à l'idée d'une révolution, car cela aurait trop de conséquences néfastes. Il la compare à un abattoir pour ses concitoyens, car il y voit non seulement la défense d'une cause noble, mais également parfois une façon de servir une ambition personnelle : « Quel abattoir, une révolution ! Est-ce que cela vaut la peine ?… Rien ne vaut la peine de rien, il est vrai, et la vie non plus que le reste. »

Mais au fur et à mesure qu’il s’implique dans l’organisation, Léon va trouver la force d’assassiner Courilof et de devenir l’exécutant de ce pourquoi il avait été engagé. Il le fait dans le but de grimper dans la hiérarchie. Il reste ainsi peu de place à l’espoir et à la compassion. Par la suite, Léon va devenir un personnage important dans les services secrets créés par les révolutionnaires pour supprimer les opposants au régime bolchévique. Léon devient donc un outil pour tuer, et se doute que lui aussi se fera supprimer une fois que ses missions seront accomplies.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Le dilemme entre le devoir et la raison >