L’ami retrouvé

par

Récit raconté à la manière d’une autobiographie

Le narrateur parle à la première personne tout au long du récit, dont la focalisation interne repose sur le personnage de Hans. Aucun narrateur omniscient ne rapporte donc ce que pense Conrad. Le lecteur sait ce que sait Hans et s’interroge avec lui sur ce qu’il ignore. Cela peut favoriser l’identification du lecteur et entre outre, au début, l’aura de mystère qui enveloppe Conrad s’en trouve renforcée. Il n’y a aucun commentaire extérieur qui juge les actes d’Hans, le seul à juger est le narrateur lui-même, plus âgé, qui estime parfois à l’aune de l’expérience qu’il a gagnée les actes de l’adolescent qu’il était : « je ne savais alors précisément pourquoi j’agissais ainsi, mais il m’est plus facile aujourd’hui de me rendre compte que j’essayais de l’introduire furtivement » ; « jetant un regard en arrière je vois combien cela était puéril ». La subjectivité du récit est donc totale, nous ne voyons les autres personnages qu’à travers le regard de Hans – comme lors de la description du professeur ou de ses camarades – et le lecteur est obligé de postuler son honnêteté, d’imaginer que sa restitution des événements est scrupuleuse, et cette confiance est mieux permise dès lors que le narrateur se montre enclin à dévoiler des détails moins glorieux de son passé, propres à renforcer l’effet de réel.

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Dissertation à propos de L’ami retrouvé