L’Ensorcelée

par

L’abbé de la Croix-Jugan

Jëhoël de la Croix-Jugan, aussi connu sous le nom de Frère Ranulphe était un homme d’une grande beauté avant de faire sa tentative de suicide. Les balles qui l’ont touché à la tête et la vengeance assouvie sur lui par des soldats du camp adversaire lors de son rétablissement ont pris soin de lui ôter tout attrait. Son visage, même à moitié couvert, comme il le gardait en permanence inspirait partout la crainte. Mais malgré ceci, ou plutôt en raison de ceci, il est présenté dans le roman comme une figure imposante : « Ce chêne humain, dévasté par les balles à la cime, avait toujours la forte beauté de son tronc. Jéhoël n’avait perdu que les lignes muettes d’un visage superbe autrefois ; mais il s’était étendu sur ces lignes brisées une surhumaine physionomie, et, partout ailleurs qu’à la face, dans tout le reste de sa personne, l’imposant abbé se distinguait par les formes et les attitudes des anciens Rois de la Mer ». Il est de ces hommes qui ne vouent leur cœur qu’à des causes. Il ne semble éprouver pour ses semblables aucune forme d’empathie malgré son sacerdoce. Il est calculateur et n’hésite pas à se servir de Jeanne-Madelaine pour faire avancer ses plans, tout cela en dépit de l’affection qu’elle lui porte et malgré les risques auxquels il l’expose.

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Dissertation à propos de L’Ensorcelée