L’Ensorcelée

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Résumé

Quelques années à peine se sont écoulées depuis la fin des terribles ravages des guerres de la chouannerie dans l'Ouest de la France. Le narrateur, de retour en son pays normand, entreprend la traversée nocturne de la lande de Lessay, dans la presqu’île du Cotentin, de sinistre réputation. Il n'est pas seul, puisque maître Tainnebouy, honorable herbager – c'est-à-dire un éleveur de bétail – lui sert de guide en cette nuit d'épais brouillard. Alors qu'ils cheminent, la jument du paysan se met à boiter. Son propriétaire s'inquiète : l'animal n'a-t-il pas été ensorcelé par un de ces damnés bergers sans feu ni lieu qui hantent la contrée ? Puis, quand le sombre timbre d'une cloche se fait entendre, une crainte révérencielle envahit Tainnebouy : c'est là, affirme-t-il, l'appel de la messe de l'abbé de la Croix-Jugan. Et à la demande du narrateur, le brave herbager va conter l’histoire suivante.

On retourne à l'an VI de la République, soit l'année 1797. Le pays de Lessay est dévasté par la guerre sans merci que se livrent les Chouans, qui se sont soulevés au nom du roi, et les Bleus, qui défendent la jeune République. Les prêtres et les moines, chassés de leurs églises par les Bleus, se sont joints aux Chouans. Dans leurs rangs se trouve frère Ranulphe, du monastère de Blanchelande, de son vrai nom Jéhoël de la Croix-Jugan, dont la famille est de vieille noblesse normande. Au terme d'une défaite royaliste, le guerrier désespéré décide de se donner la mort. Las, le coup de fusil qu'il s'inflige ne fait que le défigurer. Pis, soigné par une brave paysanne, il est...

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Dissertation à propos de L’Ensorcelée