L’Ensorcelée

par

La puissance de la vengeance

La vengeance est l’un des thèmes importants du roman. Il y est d’abord question de la vengeance du pâtre du vieux presbytère. Celui-ci est présenté dans le roman comme un indolent perpétuel dont on ignore la provenance. Selon les superstitions du coin, ce genre de pâtre détient un pouvoir qui lui permettrait de se venger des hommes qui lui refusent du travail.  C’est un tel homme qui, après avoir été chassé du domicile de Maître Le Hardouey  - époux de Jeanne -,  prendra la résolution de se venger du couple. Une vengeance qu’il se promet d’assouvir et que les tentatives pour l’apaiser ne font qu’aggraver. : « Gardez votre pain et votre lard pour vos chiens ! – reprit-il. – Ce n’est pas avec de la viande ou du pain qu’on apaise la colère d’un homme. Non, non ! l’homme qui dépendrait de son ventre au point de manger l’oubli des injures avec le pain qu’on lui jetterait n’aurait qu’un gésier à la place de cœur. J’ compterons plus tard, maîtresse Le Hardouey ! ».

            Il n’est pas possible de déterminer, si l’obsession maladive dont Jeanne est prise est l’œuvre d’un sortilège de ce pâtre. Mais il ne fait aucun doute qu’il prend dans le malheur de la femme tourmentée un plaisir immense. A tel point que lorsqu’elle vient le supplier de la délivrer de son sortilège ou de lui donner un moyen de se faire aimer du prêtre : « Je l’ai prié, ce mendiant, ce vagabond, ce pâtre, comme on ne doit prier que Dieu, d’avoir pitié de moi et de m’ôter le sort qu’il m’avait jeté », le pâtre trouve une occasion de plus...

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Dissertation à propos de L’Ensorcelée