L'été où il faillit mourir

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Les signes évidents du changement

Il est certes vrai que Chien Brun n’a accepté ses responsabilités de père adoptif que suite à un curieux mariage avec Rose, son amour d’adolescence, dont le but principal était de le tirer d’ennuis judiciaires. Et connaissant sa nature profonde et les défauts qui y sont attachés, on aurait pu penser qu’il ne prendrait absolument pas au sérieux son nouveau rôle. D’autant qu’il n’avait aucune expérience en cette matière et était en outre sans ressources. Aussi, est-on admirablement surpris de constater que Chien Brun fait de réels efforts pour être un bon père. Il commence à travailler de manière assez régulière, apprend à faire la cuisine, parvient même à renoncer au vagabondage. Les tourments de l’homme fauché et les changements qui s’opèrent en lui transparaissent nettement à travers ces propos : «Mais comment dévorer le monde quand on n’a pas d’argent ? Il constatait néanmoins avec un léger soulagement qu’il ne ressentait plus l’irrésistible appel du nord, qu’il ne se noyait plus dans la sentimentalité à cause de ses forêts perdues, de ses truites de rivière perdues, de la jeune Indienne qu’il avait imaginé épouser dans une chambre secrète située derrière une cascade ». Autant de choses qui montrent une nouvelle facette du personnage et changent notre perception de lui. Le changement de Chien Brun transparait en outre nettement à travers ces autres propos : «La nature profonde de sa vie imaginaire changea…. ». Mais le plus remarquable est l’attachement qu’il éprouve pour ses enfants adoptifs, notamment Baie, pour qui il accomplira d’immenses sacrifices.

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