La bibliothécaire

par

Le goût de la lecture

Gudule, dans son roman, veut sensibiliser les plus jeunes lecteurs auxquels elle s’adresse à la multitude de passerelles qu’on peut trouver entre les livres, qui montrent que la littérature n’est pas un monde cloisonné. En effet, la couverture même du livre est criante de signification : on y voit une femme sans âge dissimulée sous une longue robe informe et une masse de cheveux, lire passionnément un livre dans une pièce aux rayonnages débordant de livres. Or, ces étagères convergent toutes vers un point de fuite qui donne de la perspective au dessin : le couloir de la bibliothèque semble ainsi se prolonger sans fin derrière la lectrice, et les livres se rejoindre vers un même point. Ceci fait clairement allusion à ces fameuses passerelles que l’auteure évoque entre les livres, à cette infinie variété, derrière laquelle on peut retrouver une unité, propre au monde de la littérature : « Les couvertures des livres sont des portes qui donnent, non sur des textes arides comme on le croit souvent, mais sur de fabuleux univers. Celui-ci n’est autre qu’un magnifique jardin plein de fleurs et de fontaines ».

De plus, Gudule rend hommage à la profession de l’écrivain : le nom du professeur de français de Guillaume et Doudou est Pennac, lequel fait référence à l’auteur célèbre de L’Œil du loup et des aventures de la famille Malaussene, choix judicieux puisque ces lectures sont également destinées à un public sensiblement du même âge...

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Dissertation à propos de La bibliothécaire