La Dame aux Camélias

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Résumé

La Dame aux Camélias est un roman d’Alexandre Dumas fils publié en 1848. Le texte a ensuite été adapté sous la forme d’un drame de cinq actes par l’auteur, en 1852, puis pour l’opéra par Verdi en 1853. La pièce de théâtre est devenue très populaire au XIXe siècle, et a été notamment jouée par Sarah Bernhardt. Après quoi, elle sera adaptée plusieurs fois au cinéma. Dans ce roman, l’auteur s’inspire de sa propre histoire d’amour avec une courtisane nommée Marie Duplessis.

 

Le narrateur se présente comme étant l’auteur lui-même. Tout commence à une vente aux enchères dans un appartement ; il s’agit de la vente des meubles de Marguerite Gautier, une célèbre courtisane qui vient de mourir. Le narrateur apprend une partie de son histoire : elle était à la fin de sa vie la protégée d’un vieux duc, qui l’ayant remarquée lors d’une cure thermale a voulu qu’elle renonce à sa vie et remplace sa fille morte ; elle lui ressemblait en effet trait par trait. Marguerite avait accepté la proposition du Duc, mais s’était mise à le tromper une fois revenue à Paris. Malgré cela, le Duc lui avait pardonné et avait continué de l’entretenir.

Le narrateur-auteur assiste donc aux enchères et sur un coup de tête, il décide d’acquérir pour une forte somme un exemplaire dédicacé de Manon Lescaut. Une fois rentré chez lui, il découvre un nom sur la première de couverture, celui d’Armand Duval. Peu de temps après, cet homme vient le trouver pour lui demander de lui remettre ce livre. Il connaissait la morte, et il ne lui reste plus qu’une lettre d’elle. Il dit n’avoir pas réussi à la voir avant de mourir. Les deux hommes lient connaissance. Le narrateur se rend sur la tombe de Marguerite, et il apprend qu’Armand veut la faire changer de place, car son lot n’a été payé que pour cinq ans. Avec le narrateur, Armand assiste au déplacement du corps et attrape une fièvre cérébrale. C’est à cette occasion, pendant que son ami le veille, qu’Armand décide de lui raconter son histoire d’amour avec Marguerite.

Il l’aperçoit une première voit place de la Bourse, mais il la rencontre vraiment lors d’une soirée aux Variétés, où il lui est présenté par son ami Gaston R… ; il est alors très maladroit et se fait rire au nez. Le soir même, il la suit jusqu’à chez elle. Il apprend par la suite qu’elle est malade, et pendant deux mois il va prendre des nouvelles d’elle sans qu’elle connaisse son nom.

Pendant deux ans il ne la voit plus, et pense l’avoir oubliée. Mais quand il la rencontre à nouveau au théâtre, il se rend compte qu’il est encore plus amoureux d’elle. Il accoste alors Prudence Duvernoy, une ancienne courtisane, l’amie et la voisine de Marguerite. Il vient chez elle avec son ami Gaston, et se fait inviter chez Marguerite qui s’ennuie avec le comte de N….

Le soir même, alors qu’il prend pitié d’elle car elle crache du sang, il lui avoue son amour, lui promet d’être obéissant, et se fait inviter pour le lendemain. C’est le début d’une série de crises de jalousie. D’abord, il sera jaloux du comte de G…, un des amants officiels de Marguerite qu’il aperçoit au théâtre avec elle. Ensuite il sera suspicieux des moyens utilisés par Marguerite pour qu’ils puissent être seuls à la campagne. Ensuite, quand il se rend compte qu’elle lui ment pour passer une soirée avec le comte de G…., il lui écrit une lettre de rupture en rendant la clé d’une porte de son appartement.

N’ayant pas de réponse il se prépare à partir pour la maison de son père, mais son amour est trop fort et après une visite à Pauline, il décide d’écrire une nouvelle lettre à Marguerite pour se faire pardonner. Celle-ci vient le voir et ils se réconcilient.

Ses crises de jalousie cessent grâce au jeu, auquel il s’adonne pour payer les dépenses de sa maîtresse et pour oublier la vie qu’elle mène. Il ne s’endette pas beaucoup, et fait même des gains. Ils s’aiment de plus en plus, et Marguerite oublie le comte de N…, et ne conserve que le vieux Duc.

Après une journée à la campagne où Marguerite repère une maison qu’elle fait louer au vieux Duc, sa relation avec Armand, qui vient la voir, s’approfondit. Le Duc vient un jour la voir et se fait humilier par les invités : il déclare qu’il abandonne Marguerite. Celle-ci reste donc seule avec Armand et affiche sa relation avec lui officiellement. Le Duc propose de la reprendre si elle quitte Armand ; Marguerite refuse. Les deux amants vivent une période de bonheur.

Armand découvre que Marguerite vend et engage ses biens au Mont-de-Piété pour payer une dette, dont il reste 30 000 francs à régler. Il promet de l’aider. Tous deux cherchent une maison de banlieue à Paris, très simple, et s’installent. Armand va s’enquérir chez le notaire de son père du transfert d’une rente dont il aimerait faire bénéficier Marguerite. Son père l’apprend et vient voir son fils pour le décider à rompre cette relation scandaleuse et le décider à ne pas engager son héritage et son avenir avec une ancienne courtisane. Ne pouvant rien obtenir de lui, il vient voir Marguerite elle-même. Il est étonné de rencontrer, au lieu d’une femme profiteuse, une femme aimante et sincère. Malgré tout il la décide à rompre avec Armand, ce que le jeune homme ignore pour l’instant. Il a convaincu Marguerite en invoquant l’honneur de la sœur d’Armand. Ainsi, un jour, Marguerite ne rentre pas et laisse une lettre à Armand lui annonçant qu’elle est désormais l’amante du comte de N…, et qu’elle le quitte.

Armand veut se venger de Marguerite et prend comme maîtresse une femme entretenue commune et vulgaire, Olympe, une des amies de Marguerite. Il se ruine pour elle et ne se gêne pas pour se montrer avec elle dans les mêmes lieux que fréquente Marguerite.

Cependant celle-ci est très malade. Pauline vient voir Armand pour lui dire de cesser ce jeu cruel ; il demande à ce que Marguerite vienne le voir. Elle le fait et ils renouent. Mais alors qu’Armand est prêt à lui pardonner et vient la voir, on lui refuse l’entrée à cause du comte de N…. De façon méprisante, Armand envoie alors de l’argent à Marguerite pour leur dernière nuit passée ensemble.

Après cela elle part en Angleterre et lui repart chez son père. Il finit par lui écrire alors qu’elle est très malade et presque mourante. Malheureusement, il arrive trop tard pour la voir.

Le livre se termine sur le journal de Marguerite que Pauline a confié à Armand – journal où Marguerite décrit la vraie raison de sa rupture avec lui – et sur le récit du narrateur-auteur du séjour qu’il fit chez la famille d’Armand. Le texte se clôt sur une dernière description du visage de Blanche, la sœur d’Armand, et sur une réflexion sur la vie de Marguerite. Le narrateur décrit Blanche, chaste et pieuse, si différente de Marguerite.

 

La pièce de théâtre repose sur la même histoire à quelques détails près, théâtralisés : Olympe est introduite plus vite et n’est pas l’amante d’Armand ; les noms sont explicites ; l’auteur dramatise la condition de femme déchue de Marguerite ; le père d’Armand apprend à son fils la vérité sur la rupture avant la mort de Marguerite ; il y a en outre un duel entre Armand et le comte de Varville ; enfin, Armand voit Marguerite avant de mourir.

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