La jeune fille à la perle

par

Le style de Tracy Chevalier

Passionnée d’histoire de l’art et de la peinture, elle redonne vie à une époque et à une ville en en décrivant avec soin et réalisme la vie quotidienne et la vie sociale. Bien que fictive, l’histoire est appuyée sur de nombreux éléments réels et des détails connus de la vie du peintre. Elle fait aussi appel à l’imagination visuelle du lecteur, évoquant la beauté des jeux de lumière si chers à Vermeer. On a presque l’impression de pénétrer dans un des tableaux du maître, tandis que l’auteure fait alterner les émotions chez son lecteur. L’écriture est donc agréable, fluide, minutieuse, elle est fidèle à l’esprit du tableau que l’on connaît, mais apporte sa touche d’imagination. On plonge dans la création de l’œuvre, dans les détails de la naissance d’un chef-d’œuvre, on est emporté dans cet univers artistique à la lumière si particulière, et on voudrait à notre tour percer les secrets bien gardés du peintre.

« J’ai écrit ce livre parce que j’ai toujours été fascinée par le tableau de Vermeer, La Jeune Fille à la perle. À quoi pense-t-elle ? Parfois elle semble vouloir séduire, parfois elle paraît triste. Parfois on croit qu’elle a treize ans et d’autres trente. Je me demandais ce que Vermeer avait bien pu dire ou faire pour qu’elle ait un tel regard. De cette interrogation est né ce roman. »

Si l’écrivain allemand Patrick Süskind relevait un défi en voulant transmettre à son lecteur tout un univers olfactif à travers l’écriture, Tracy Chevalier s’inscrit dans une tradition bien connue de la littérature, qui lorgne vers l’art pictural, qu’on trouve beaucoup chez les romantiques. Lamartine par exemple, critique d’art en plus d’être homme de lettres, s’est inspiré de nombreux tableaux pour créer ses romans et nouvelles, qui fonctionnent parfois comme une petite galerie composée de diverses toiles propres à retranscrire une atmosphère, comme ici.

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