La jeune fille à la perle

par

Le tableau de Vermeer

Le livre est inspiré du célèbre tableau La Jeune Fille à la perle peint par Vermeer au XVIIe siècle à Delft en Hollande. Vermeer peint avec des couleurs simples, mais qui font vivre les personnages de ses toiles. Pour celle-ci, il a utilisé du bleu outremer et du blanc pour le turban, ainsi qu’un jaune éclatant. La robe de la jeune fille est peinte en ocre, son teint est clair, ce qui fait ressortir son visage sur le fond noir. La toile n’a cessé d’intriguer et de fasciner : on ne sait rien du modèle au visage mystérieux et séduisant, personne ne la connaît vraiment et de nombreuses spéculations se sont succédé sur son identité au fil des siècles. Serait-elle Griet que l’on suit tout au long du roman de Tracy Chevalier ? Une proche parente de Vermeer ? Une image représentant l’idéal féminin du peintre ? On ne le saura sans doute jamais. De toute évidence, le talent du peintre est bien là. On croirait presque à une photographie, la lumière est exceptionnelle, et Vermeer joue entre réalité et image, car les traits de la jeune fille ne sont pas nettement définis. L’arête du nez se fond dans la joue droite, le regard nous oblige à contempler le visage tout entier, sans toutefois en saisir toute la subtilité au premier coup d’œil. On saisit toutefois sa grâce intemporelle, sa bouche légèrement entrouverte marquant un mouvement de surprise, ses yeux humides – tout donne une impression de vie. La perle à l’oreille de la jeune fille est comme un éclat de vie, de sensualité, mais symbole aussi de pureté et d’innocence. On ne sait pas beaucoup sur la vie et les œuvres de Vermeer, et cette toile diffère de ses autres car le modèle a un regard direct. Cependant, son talent est incontestable, et il est même salué par Van Gogh pour l’agencement de ses couleurs.

Le roman retrace les étapes de la réalisation de ce chef-d’œuvre, jour après jour, obstacle après obstacle, jusqu’à ce qu’il soit enfin prêt.

« “C’est fini”, dit-il d’une voix sourde.

Je me mis à pleurer en silence. Je me levai, me dirigeai vers le débarras sans le regarder et je retirai l’étoffe bleu et jaune enroulée autour de ma tête. J’attendis un moment, les cheveux sur les épaules, mais il ne vint pas. Maintenant que le tableau était achevé, il ne voulait plus de moi. Je me plaçai devant le petit miroir pour enlever les boucles d’oreilles. Les trous de mes lobes saignaient, je les tamponnai avec un bout de tissu, puis j’attachai mes cheveux avant de les couvrir, et de couvrir mes oreilles avec ma coiffe, laissant les pointes de celle-ci pendre sous mon menton ».

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