La leçon

par

L’Élève

Tout comme son professeur, l’Élève est décritede manière très précise : « Tablier gris, petit col blanc, serviettesous le bras ». De caractère, cette jeune fille de dix-huit ans est « polie,bien élevée, mais bien vivante, gaie, dynamique ; un sourire frais sur leslèvres ». Enjouée et très enthousiaste, pleine de bonne volonté etd’envie d’apprendre, elle va progressivement devenir apathique, incapable deréflexion, ne sachant plus répondre aux questions posées, et elle se laissepresque tuer par le Professeur. Cette progression est dès le début mise enévidence par l’auteur : « vivante au début, elle sera de plus enplus fatiguée, somnolente ; vers la fin du drame sa figure devra exprimernettement une dépression nerveuse ; sa façon de parler s’en ressentira, salangue se fera pâteuse, les mots reviendront difficilement dans sa mémoire etsortiront, tout aussi difficilement, de sa bouche ».

C’estparce qu’elle souhaite obtenir son « doctorat total » que cette jeunefemme se retrouve à travailler avec le Professeur, qui l’entraînera vers sachute et non vers la réussite. Au début félicitée, elle se fera de plus en pluscritiquée, ce qui la démoralisera grandement. Des douleurs aux dents commencentprogressivement à l’accabler, ce qui n’intéresse absolument pas son professeurpuisqu’il continue coûte que coûte sa leçon. Elle meurt poignardée sans aucunechance de fuite, puis elle est enterrée avec les autres jeunes filles.

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