La mondialisation n'est pas coupable

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L'accusation de la mondialisation comme responsable des problèmes économiques occidentaux

La période où l'on voyait la mondialisation comme un vecteur de paix, d'égalité et une manière d'unir les pays du monde est révolue, et la mondialisation, le libre-échange ont ensuite été accusés de tous les maux des sociétés occidentales, notamment du chômage et de la hausse des inégalités. En effet, l'industrie et une part des services, des secteurs d'activité dont les emplois sont généralement peu qualifiés, furent délocalisées dans des pays où la main d'œuvre avait un coût bien moindre et le monde ouvrier des économies occidentales, se retrouvant sans emploi pour une bonne partie, se trouva supplanté par une concurrence déloyale, celle de la main d'œuvre chinoise, asiatique (et aujourd'hui africaine), dont le coût est peu élevé, du fait de la différence de norme, de salaire, de protection sociale etc…

Paul Krugman, comme le titre de son essai l'indique, essaie de démontrer que la mondialisation n'est pas responsable des maux dont on l'accable d'être la cause. Il critique ici la vision de la '' théorie pop internationale '' comme il l'appelle qui présente des mensonges. Il tente de prouver que les problèmes sociaux et économiques dont souffre l'occident ne viennent pas de la mondialisation, contrairement aux idées reçues véhiculées par les médias, les hommes politiques, les partis et même la masse populaire. Krugman dans cet essai, reprend des travaux publiés dans des journaux et dans ce qu'il enseigna au prestigieux MIT et aujourd'hui à l'université de Stanford, pour dégager les avantages et les inconvénients de la mondialisation, du libre-échange, de l'immigration et il va également suggérer ce qu'il faudrait faire, agir pour lutter contre les inconvénients de ce libre-échange, et donc rendre à la mondialisation sa légitimité.

Si un économiste était légitime à écrire sur la mondialisation, c'est bien Krugman, qui a dédié la plupart de ses travaux, de ses cours, de ses ouvrages aux question traitant de l'économie mondialisée, et s'oppose aux idées selon lesquelles la mondialisation est responsable du chômage par exemple.

Krugman est conscient que ses contemporains et confrères accusent la mondialisation de faire monter le chômage mais aussi les inégalités, et ceci en occident, et dans les pays en développement.

La mondialisation est aussi accusée de générer des conflits commerciaux entre les pays et les économies, de créer une concurrence déloyale, ce qui entrainerait dans les pays industrialisés comme en Europe ou aux USA une politique de protectionnisme, notamment en instaurant des droits de douanes ou en limitant les quantités de produits importés par des quotas dans le but de favoriser une relocalisation sur le territoire national. On voit ici une politique menée pour rétablir une offre nationale, mais Krugman estime que ce n'est pas la bonne solution : d'une part ce protectionnisme peut avoir comme effet pervers une politique parallèle dans les pays en développement comme en Asie, ce qui défavoriserait les produits occidentaux, et les priverait d'un marché en pleine expansion. Si cette solution semble bonne à court terme, Krugman démontre que sur le long terme, ses effets seraient catastrophiques, et témoignent d'un repli sur soi des économies occidentales, bien que l'idée soit populaire.

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