La mondialisation n'est pas coupable

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Paul Krugman

Vie privée et publique :

Paul Krugman a vu le jour à Long Island en 1953, le 28 février. C’est dans cette banlieue new yorkaise qu’il a grandi. Il commence ses études à l’Université de Yale où il obtient un diplôme d’histoire en 1974, avant d’obtenir son doctorat d’économie au MIT. Il enseignera ensuite dans ces deux universités, ainsi que dans l’Université de Stanford et Princeton, où il continuera à enseigner jusqu’en 1996. De 1982 à 1983, il a de plus travaillé à la maison blanche au « Council of Economic Advisers » sous la présidence de Reagan. Ce poste lui a permis de diffuser ses idées économiques dans différentes revues économiques telles que The Economist, Harper’s, le Washington Montly et Scientific American. Il quittera ensuite son travail à la maison blanche lorsque Bush arrive au pouvoir. Il s’est fait connaitre à la fin des années 1980, après avoir fait connaitre ses publications économiques de vulgarisations de certaines théories, où il prévoit la crise asiatique de 1997. Il prône la nouvelle théorie du commerce international et reçoit ainsi la médaille John Bates Clark en 1991.

Krugman a ensuite travaillé pour le conseil d’administration d’Eron (grande entreprise de capitalisation boursière) durant l’année 1999. Le scandale d’Eron, en décembre 2001 a par la suite créé beaucoup de controverse, en partie autour de Paul Krugman, qui a été accusé d’avoir participé à la couverture médiatique de la faillite de l’entreprise. Depuis 1999, il écrit aussi un article portant sur l’économie toutes les deux semaines dans le New York Times, ce qui a fait grandir considérablement sa réputation. C’est en 2008 qu’il a reçu le prix Nobel d’économie. Il travaille aussi comme consultant pour le FMI. Il a aujourd’hui comme épouse l’économiste Robin Wells Krugman.

Ses opinions économiques :

Paul Krugman est un grand  spécialiste de l’économie mondiale, il est aussi néokeynésien. Il pense ainsi que certaines nations ont le monopole économique de certains secteurs d’activités ce qui explique les subventions soit publiques et nationales, ce système profitant tout de même aux acheteurs. Il explique alors que la mondialisation n’est pas génératrice de chômage mais qu’elle oblige les nations qui ne sont pas compétitives à changer de secteurs d’activités. Mais il pense aussi que lorsque l’Etat ne joue pas assez le rôle de frein aux mouvements de change, certaines monnaies coulent. On peut appeler cette théorie « l’économie d’échelle ».

Il a longuement étudié les théories économiques populaires en vogue durant la période qu’il nomme « l’âge de la réduction des exigences ».  Ainsi il critique notamment le protectionnisme, le bipartisme et les activistes politiques. Il a quitté son poste à la maison blanche à l’arrivée au pouvoir de George Bush, qu’il a par la suite beaucoup critiqué dans nombre de ses ouvrages. Il invente une nouvelle façon d’écrire sur l’économie, peut-être plus accessible à tous, ce qui contribue aussi à sa popularité et sa renommée en tant qu’économiste. Selon le projet « Research Papers in Economics », il serait l’un des cinquante économistes les plus influents et les plus connus de la planète.

 

 

 

Sa bibliographie

En 1995 il publie Peddling Prosperity: Economic Sense and Nonsense in an Age of Diminished Expectationsce, le livre est son avis sur ​​la politique économique, d’un point de vue d'économiste keynésien, des années 70 jusqu’aux années 90. Krugman rejette la théorie que le marché a ses mécanismes de trouver les moyens les plus efficaces des règles l’offre et les besoins. Selon Krugman, un grand problème de l’économie de la période mentionné est l’opportunisme politique qui gouverne l’économie bien plus que la connaissance des experts en économie. Dans le livre publié en 1996 sous le nom Pop Internationalism,( la version françaises étant La mondialisation n'est pas coupable : vertus et limites du libre-échange) il explique le commerce international et il rejette l’analyse actuelle en ce qui concerne le processus de mondialisation.

Le point commun dans ses livres est qu'il critique ceux qui poursuivent des politiques populistes en économie. Il analyse ainsi pourquoi les crises financières des années 1990 ont eu lieu et prédit la nouvelle crise avec son livre The Return of Depression Economics (1999) en expliquant  comment l'absence de réglementation et manque d’un un système de contrôle financier peuvent créer la plus grande crise financière depuis les années 1930 dans le monde entier : ce livre a vécu une réédition en 2008.

The Great Unraveling : losing our way in the century, ( 2003) est une analyse d’administration politique, surtout une critique de la politique de Bush, mais il y aborde aussi les questions du libre-échange, et de la responsabilité financière.

The Conscience of a Liberal (2007) est un portrait avec un point de vue politiquement libéral de la façon dont les politiques d'économie aux États-Unis furent façonnées par le pouvoir des partis politiques. Krugman explique pourquoi l'économie et  la société américaine ont une attitude tantôt conservatrice, tantôt libérale, qui change constamment jusqu’à aujourd’hui.

Sortez nous de cette crise… maintenant ! (End This Depression Now! (2012) est un ensemble de conseils pour une reprise après la crise. Il appelle à la résolution des problèmes de chômage de longue durée dont le résultat est la demande insuffisante et le manque d'investissement. Le problème de l'échec de l'économie est dû à des défaillances de coordination et pas à un manque de la productivité. Quelques-unes des idées du livre sont que tous les secteurs  doivent dépenser plus et ça commence avec le gouvernement qui devrait dépenser où le secteur privé n'est pas prêt à faire des investissements, pour que la confiance des consommateurs augmente.

 

 

Bibliographie :

(Cette bibliographie ne prétend pas rassembler toutes les œuvres de cet auteur)

Livres :  -, édition de Boeck, 1998

                –L’âge des rendements décroissants, édition Economica, 2000

                –La mondialisation n’est pas coupable : vertus et limites du libre échange, édition La découverte, 2000

                –Pourquoi les crises reviennent toujours, édition du Seuil, 2000

                –L’Amérique dérape, édition Flammarion, 2004

                –Economie internationale, édition Pearson Education, 2006

                –L’Amérique que nous voulons, édition Flammarion, 2008

                –Sortez nous de cette crise… maintenant !, édition Flammarion, 2012

Articles : Les essentiels : –Europe’s Economic Suicide, The New York Times

                                                  –Obama’s Nobel Headache, Newsweek

                  Les articles récents : –Dear George Osborne, it’s time for plan B, say top economists, The Guardian, 2012

                                                        –Why Today’s Grads are better off than Abe Lincoln, Big Think, 2012

                                                        –How to fix the economy, and why it’s easier than you think, RollingStone, 2012

                                                        –America goes dark, The New York Times, 2010

                                                        –Don’t cry for Wall Street, The New York Times, 2010

                                                        –The foreign Policy Top 100 Global Thinkers, Foreign Policy, 2010

                                                        –The perfect, the good, the planet, The New York Times, 2009

                                                        –Empire of Carbon, the New York Times, 2009

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